Le Blog de RichesHeures.net

dimanche, 9 mars 2014

Google maitre du monde (en 3D)

Google est à la pointe du progrès, ce n’est pas une surprise. Les plus curieux auront sans doute remarqué une nouvelle fonctionnalité de Google Earth. En activant la fonction « Bâtiments 3D » on fait apparaitre des représentations 3D de différents bâtiments.

Jusqu’ici ces modèles numériques, réalisés « à la main » et le plus souvent bénévolement, étaient grossiers. Depuis quelques mois une nouvelle technique est utilisée. Grâce à des caméras aéroportées, les modèles 3D sont générés automatiquement pour des villes entières. Le niveau de détail est en dessous du mètre ce qui permet d’avoir des représentations fidèles, pourvu que l’on ne s’approche pas trop. L’utilisation de photos pour les textures donne un grand réalisme à ces immenses modèles 3D.

Voici des captures d’écrans de Notre Dame de Paris, du Palais de Papes d’Avignon ou du château de Crussol. A l’étranger on peut aussi découvrir Rome ou New York. Ces vues permettent d’appréhender bien mieux un lieu. L’enchevêtrement des ruines Antiques à Rome devient ainsi bien plus compréhensible.

Des applications pour smartphones sont en préparations. On pourra dans un avenir proche reconstituer en 3D sa maison, ou n’importe quel objet, en baladant la caméra de son téléphone.
Voir un exemple ici : http://www.actinnovation.com/

Dans un avenir plus lointain l’ensemble de la planète pourra être reconstitué en 3D avec un niveau de détail très élevé.

Bien entendu ces techniques ne permettent pas la reconstitution de bâtiments disparus.

jeudi, 6 mars 2014

810ème anniversaire de la prise de Château Gaillard

Il y a maintenant 810 ans, jour pour jour, la place forte Plantagenet de Château Gaillard est prise par les forces du roi Philippe Auguste.

Pour verrouiller le cours de la Seine et couper aux troupes françaises les accès vers la ville de Rouen, le roi d'Angleterre et duc de Normandie Richard Cœur de Lion fait construire à partir de 1196 un énorme complexe fortifié aux Andelys (Eure) dominé par le célèbre et redoutable Château-Gaillard. La perte de la citadelle met un terme à l’ascension de la puissance dynastie angevine des Plantagenets qui règne alors sur la moitié de la France et sur l’Angleterre. C’est le triomphe des Capétiens.


A voir :
- L’histoire du château
- L’histoire du siège (DVD)
- La visite 3D du château

dimanche, 16 février 2014

DVD « Le temps de la révolution industrielle »

Qu’est ce qui caractérise le mieux notre époque ? C’est la question que nous nous sommes posée pour notre nouveau DVD. La réponse est facile à trouver : le machinisme et toutes les nouvelles techniques qui sont liées.

Après un démarrage discret au XVIIe siècle, une lente montée en puissance au Siècle des Lumières, les techniques nouvelles s’imposent au XIXe. Les réalisations de cette époque changent radicalement les sociétés humaines. Quant au XXe siècle, il marque la disparition des derniers vestiges des sociétés préindustrielles. On imagine parfois mal l’émerveillement mais aussi le choc voire la peur qu’ont ressentis les gens qui ont vécu l’apparition de choses qui nous semblent aujourd’hui tellement banales.

L’architecture dite « moderne », datant des années 1920 en fait, illustre parfaitement la volonté de faire place nette de l’héritage historique. La villa Savoye, du célèbre architecte le Corbusier, se veut vierge de toutes références passées tout en utilisant au maximum les nouvelles possibilités du béton armé. Hélas les toits-terrasses de la villa, une technique alors encore mal maitrisée, souffrirent de problèmes récurrents d’infiltrations.

Le risque est toujours présent en innovation. C’est le cas des dirigeables, qui est dans les années 1920 semble une solution apparemment plus satisfaisante que l’aviation pour le voyage aérien. Le dirigeable anglais R100 est à son époque le plus grand et le plus confortable « skyship », littéralement vaisseau du ciel. Long de 219 mètres, large de 40, il peut emporter 100 passagers avec 37 hommes d’équipages. Sa cabine comporte 4 ponts qui totalisent 570 m2 de surface habitable soit plus que l’avion géant A380. En juillet 1930, il quitte l’Angleterre pour le Canada pour son voyage inaugural…

Pour suivre la sortie du DVD, s’inscrire à la lettre d’information.

dimanche, 23 septembre 2012

Aristote chevauché par la courtisane Phyllis – Cloître de l'abbaye de Cadouin (Dordogne)

Quatrième énigme du patrimoine : Richesheures vous propose régulièrement de répondre à diverses questions liées à l'histoire et au patrimoine. Faites fonctionner vos méninges et puisez dans vos connaissances. Consultez vos ouvrages, dictionnaires et accessoirement moteurs de recherche... N'hésitez-pas à partager avec vos amis sur les réseaux sociaux : cela contribue à améliorer notre référencement !

Que voilà une bien étrange manière de traiter un brave homme. Mais au fait :

1/ Qui sont les deux personnages représentés ?
2/ De quel texte s'inspire cette scène étonnante ?
3/ Où peut-on admirer cette splendide œuvre d'art ?

Toutes les réponses le week-end prochain.

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Voici les solutions à cette énigme. L'une des questions n'a cependant pas reçu de réponse :

1/ Qui sont les deux personnages représentés ?

Il s'agit d'Aristote et de la courtisane Phyllis (parfois aussi nommée Campaste ou Pancaste).

2/ De quel texte s'inspire cette scène étonnante ?

Du Lai d'Aristote, attribué au poète normand Henri d'Andeli au XIIIe siècle. En deux mots, Aristote, précepteur d'Alexandre, conseille à son pupille de se débarrasser de sa maîtresse parce qu'il délaisse trop les affaire de l'État à cause d'elle. La belle ne l'entend pas de cette oreille et, pour se venger, séduit le vieux philosophe. Dans l'espoir d'obtenir ses faveurs, Aristote accepte de se transformer en monture : «La damoiselle fait monter / Sor son dos, et puis si la porte. La damoiselle se deporte / En lui chevauchier et deduit / Parmi le vergier le conduit ». Il s'agit donc là d'une allégorie de l'homme sage gouverné par ses pulsions.

3/ Où peut-on admirer cette splendide œuvre d'art ?

Dans le cloître de l'abbaye de Cadouin (Dordogne)

Assaut sur Pegasus Bridge – Mémorial Pegasus (Bénouville, Calvados)

Nuit du 5 au 6 juin 1944. Six planeurs Horsa traversent la Manche remorqués par des bombardiers de la RAF.

Trois d'entre-eux doivent se poser à proximité du pont de Bénouville, enjambant le canal de Caen, parallèle au cours de l'Orne. À leur bord, les soldats du major John Howard chantent pour se donner du courage. Au moment du largage, un silence pesant s'installe dans la carlingue. L'atterrissage a lieu à 0h16 GMT dans un fracas de tonnerre. Sous la violence du choc, le caporal Greenhalgh est éjecté de l'appareil et précipité dans une mare où il se noie. Par bonheur, la garnison allemande affectée à la garde du pont a cru à la chute des débris d'un bombardier abattu et elle n'a pas réagi. Lorsque les hommes de la 6e aéroportée se ruent  à l'assaut, la surprise est donc totale.

Les rafales de mitraillettes Sten claquent dans l'obscurité. Les grenades explosent. La riposte allemande reste faible, mais le lieutenant Den Brotheridge s'écroule, mortellement blessé à la nuque. On tente de le ranimer, notamment en portant à sa bouche la flasque à whisky qu'il emmenait partout avec lui. Peine perdue : il est le premier soldat britannique tué au feu lors de l'opération Overlord. Un peu plus à l'ouest, la seconde partie du commando réussit à s'emparer du pont de Ranville, sur l'Orne. Howard peut envoyer par radio le message codé confirmant le succès de sa mission : « Ham and Jam » (jambon et confiture).

Howard et ses hommes doivent maintenant tenir les deux ponts en attendant l'arrivée des renforts. Jusqu'à la mi-journée, ils repoussent plusieurs violentes attaques ennemies. En début d'après-midi retentit enfin dans le lointain le son d'une cornemuse. Les commandos de lord Lovat, débarqués quelques heures plus tôt à Sword Beach, parviennent aux abords de la cible. Lovat s'excuse auprès d'Howard : il a deux minutes de retard...
L'infortuné Den Brotheridge repose maintenant pour l'éternité dans le petit cimetière de l'église de Ranville.

Mémorial Pegasus
Avenue du Major Howard - 14860 Ranville
Tél : +33 (0)2.31.78.19.44 - Fax : +33 (0)2.31.78.19.42
http://www.memorial-pegasus.org/

À voir dans les environs : le château de Caen, l'Abbaye-aux-Hommes et l'Abbaye-aux-Dames

Prochainement : « Mort d'un roi »

dimanche, 2 septembre 2012

Un jour, un lieu : les prêches de saint Walfroy (Saint-Walfroy-l'Ermitage, Ardennes)

Vers 585. Un nommé Walfroy, homme d'origine lombarde, installe un ermitage au sommet d'une colline ardennaise, face à une monumentale statue de Diane.

Pour concurrencer la divinité romaine, il construit de ses propres mains une haute colonne sur laquelle il grimpe chaque jour afin d'exhorter les populations à se convertir à la foi chrétienne. L'hiver, il reste indifférent aux morsures du froid, qui lui gèlent la barbe et lui arrachent les ongles des orteils dénudés. L'été, le soleil ardent ne brise pas davantage sa volonté. Inlassablement, il harangue ses auditeurs, condamne les libations et les sacrifices consentis à l'antique déesse de la chasse et appelle à vénérer le Dieu unique.

Une foule toujours plus nombreuse se presse sous sa colonne de pierre. On commence à tenir pour saint cet intarissable orateur vêtu de haillons, qui ne se nourrit que de pain, d'eau et de légumes. On le croit véritablement inspiré par le souffle divin et on se détourne de l'ancien culte. Walfroy décide donc d'abattre définitivement son adversaire. Il appelle à lui une masse imposante de convertis et escorté de cette troupe se dirige vers l'immense effigie païenne. Les hommes lancent des cordes. Chacun tire de toutes ses forces. Rien !

Walfroy ne se décourage pas. Il rentre dans la basilique qu'il a édifiée, se jette devant l'autel et prie afin d'obtenir l'assistance céleste. Une fois ses dévotions terminées, il se lève et court rejoindre son groupe : « On saisit la corde, nous commençâmes à tirer et du premier coup l'idole s'effondra à l'instant par terre. L'ayant brisée avec des marteaux de fer, je la réduisis en poussière. » C'est du moins ce qu'il raconte à Grégoire de Tours, lorsqu'il fait quelques temps plus tard la connaissance du fameux auteur de l'Histoire des Francs. C'est ainsi que nous connaissons la destinée de ce prédicateur du fond des âges. Face à l'ermitage moderne, une statue de saint Walfroy continue de défier en toutes saisons les éléments depuis le sommet d'une colonne.La semaine prochaine, « Assaut sur Pegasus Bridge »

À voir dans les environs : le château de Sedan

Prochainement : « Assaut sur Pegasus Bridge »

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