Le Blog de RichesHeures.net

dimanche, 5 février 2012

Résultat du sondage HD / Blu-ray

Chers lecteurs,

Notre sondage à rencontré un succès suffisant pour être représentatif.

Voici les résultats au 5 février 2012 :

- 66,4 % possèdent une TV HD.
- 14,5% possèdent uniquement un lecteur Blu-ray + TVHD.
- 8,2% possèdent uniquement un lecteur Blu-ray PC.
- 10% possèdent un lecteur Blu-ray PC + un lecteur Blu-ray TV.
- 2,7% ont prévu de s'équiper d'ici fin 2012.
- 27,3% vont peut être s'équiper d'ici fin 2012.

Donc au total :

- 32,7% peuvent lire un Blu-ray maintenant.
- 35,4% pourront lire un Blu-ray certainement d'ici fin 2012.
- 62,7% pourront peut être lire un Blu-ray d'ici fin 2012.

Conclusion :

Les deux tiers d'entre vous sont déjà équipés d'une TV HD, c'est déjà significatif car c'est l'équipement le plus coûteux.
Un tiers peut lire dès maintenant un disque Blu-ray (sur PC ou sur TV) et d'ici fin 2012 ce total montera peut être à deux tiers. On est donc sur la bonne voie.
Par contre le nombre de lecteurs Blu-ray sur PC reste faible.

Merci, chers lecteurs, d'avoir répondu à notre sondage.

Note : nos DVD actuels resteront des DVD et ne passeront pas en HD. Ce seront nos nouvelles productions qui seront en HD.

samedi, 3 décembre 2011

Troisième image d'un nouveau DVD !

Voici une troisième image du nouveau DVD des Editions des Riches Heures, disponible vers la mi 2012. Il présentera des modèles 3D beaucoup plus grands avec une qualité d’image full HD.



Nouvelle question : saurez-vous reconnaître le château figurant sur l'image ci-dessus ?

Il s’agit d’un site assez abîmé mais néanmoins très connu. La parement bicolore est caractéristique. C’est une vue partielle, sinon ce serait trop facile.

Vous pouvez répondre en utilisant les commentaires du blog.

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Réponse à la question du 19/11/2011 :

La réponse a été cette fois un peu plus longue à se dessiner, mais nos lecteurs sont vraiment incollables. Il s’agit bien de la tour des Latrines de Château-Gaillard.

Le parement bicolore est plutôt rare mais se décèle sur une partie de l’enceinte du Château-Gaillard. On le trouve aussi à Angers, dans un contraste schiste/calcaire saisissant. Les trois ouvertures visibles au bas de la tour sont toujours présentes, mais elles sont cachées par la végétation. On les voit malgré tout de l’intérieur, voir la photo ci-dessous.

Outre une étude sérieuse des plans, le secret d’une bonne reconstitution est de faire un maximum de photos (250 pour Château-Gaillard, compter 6 heures de visite au moins) car on découvre après coup de nouveaux détails.

Cyrille Castellant

samedi, 10 septembre 2011

Première image d'un nouveau DVD !

Voici une première image d'un nouveau DVD des Editions des Riches Heures. Il présentera des modèles 3D beaucoup plus grands avec une qualité d’image full HD. Il sera disponible vers la mi 2012.

Question : saurez-vous reconnaître le château figurant sur l'image ci-dessus ?

Le château, les principaux intérieurs mais aussi l’intégralité de l’enceinte urbaine sont reconstitués.

Vous pouvez répondre en utilisant les commentaires du blog.

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Réponse à la question du 10/09/2011 :

Effectivement il s’agit bien du château de Coucy. Apparemment nos lecteurs sont incollables !

Voici une autre vue du couronnement du donjon :

Nous avons ici choisi de revenir aux représentations d’Androuet du Cerceau, qui figure la tour couronnée de quatre pyramides aiguës surmontées de boules. Ces éléments ont troublé les auteurs modernes, particulièrement Eugène Viollet-le-Duc, qui a préféré mettre des pinacles gothiques plus traditionnels. Mais une autre vue du XVIe siècle, signée Claude Chastillon, montre également ces pyramidions. Il nous a donc paru plus logique de les représenter. Viollet-le-Duc n’a jamais vu le donjon dans un état parfait, contrairement à Androuet du Cerceau et Chastillon.

Cyrille Castellant

samedi, 16 octobre 2010

La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -4

Voici les dernières étapes de la reconstitution des arènes de Lutèce : après avoir confortablement installé nos spectateurs dans les gradins, nous devons maintenant les protéger du soleil.

La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -1
La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -2
La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -3

6- Le velum

Au-dessus des amphithéâtres et des théâtres, on établissait un voile suspendu pour protéger les spectateurs du soleil, voire de la pluie. Quelques pierres accueillant les poteaux supportant ce velum ont été retrouvés.
Ce système est assez bien connu. Le velum est composé de voiles qui coulissent comme des rideaux sur un réseau de câbles. Les câbles sont attachés à des poteaux en bois prenant appui sur le pourtour du monument. On trouve au sol des bornes maintenant les treuils qui permettaient d’établir le réseau de câbles. Une fois cette structure mise en place, ces treuils devaient être démontés pour ne pas gêner l’accès du public.

7- L’environnement

On sait que les arènes étaient situées hors de la ville. Il y avait peut-être des bâtiments de service aux alentours, mais nous n’en savons rien. La reconstitution se contente donc de laisser entrevoir un voisinage dégagé.

8- Peintures

On sait en regardant les monuments de Pompéi, que ceux-ci comportaient souvent un riche décor peint, surtout dans les intérieurs et y compris dans les théâtres et amphithéâtres. C’est ce que nous voulons évoquer en dotant de peintures la scène et certaines portions de la cavea. Bien entendu, l’aspect de ces décors nous échappe totalement et ce sont des reconstitutions de décors de Pompéi qui nous ont servi de modèle.

9- Eclairage et intégration

Une fois le modèle achevé, on passe à son éclairage. C’est un éclairage statique défini une fois pour toute, car l’éclairage dynamique est encore de piètre qualité en 3D interactive. L’inconvénient est que l’on ne peut pas changer les lumières pour simuler, par exemple, un coucher de soleil. Les niveaux d’éclairage sont définis par des textures en niveau de gris : un pixel blanc décrit une zone éclairée à 100%, un pixel noir décrit une zone totalement obscure. Il faut veiller à ce que les lumières mettent bien en valeur l’édifice et que les partis les plus sombres soient quand même parfaitement visible. Les coins et recoins sont parfois nombreux.

On passe ensuite dans un autre logiciel qui va servir à créer l’interactivité. Il faut définir par un script le comportement d’une caméra virtuelle, qui réagira en fonction des commandes de l’utilisateur. Ainsi, celui-ci pourra se déplacer dans la maquette 3D. C’est aussi l’occasion de voir les éventuels défauts. Car il n’y a pas ici de tricheries possibles et le visiteur peut aller explorer chaque recoin de l’édifice, contrairement aux reconstitutions de films. Le niveau de détail doit être homogène, les marches et les portes doivent avoir la bonne dimension, il ne doit pas y avoir de trous entre les objets. C’est une solution idéale pour voir si le monument fonctionne bien, dans le cas présent surtout au niveau des circulations intérieures.

Cyrille Castellant

dimanche, 19 septembre 2010

La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -3

La reconstitution se poursuit en s’élargissant aux zones périphériques. C’est un travail minutieux et de longue haleine. Modéliser un monument comme celui-ci nécessite autour de 20 jours de travail.

La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -1
La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -2
La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -4

5- La cavea

Une fois les arènes modélisées, il nous faut passer à la cavea ou gradins. On entre ici dans une zone plus complexe, car les vestiges sont peu nombreux. On sait que la cavea forme une portion de cercle dont on connaît le diamètre extérieur et intérieur. On devine aussi la position des vomitoria, escaliers et passages d’accès. Mais c’est tout.
Toutefois, en s’appuyant sur des exemples encore existants, on peut déduire la pente, la taille et l’aspect des bancs. Cela répond d’ailleurs à une logique fonctionnelle : il faut asseoir correctement et sans risques les spectateurs.
Les cavea préservées sont toujours découpées en plusieurs étages, qui sont réservés aux différentes couches de la société romaine. A Lutèce, c’était aussi sans doute le cas. La cavea reconstituée comporte donc 3 étages. Logiquement, chaque étage doit disposer de ses propres vomitoria pour éviter que les foules ne se mélangent. Toutefois, la moitié inférieure des gradins repose directement sur le sol. Il nous a donc semblé difficile de prévoir une sortie autonome pour l’étage inférieur. Elle utilise donc les accès de l’étage intermédiaire. Le petit amphithéâtre de Jublains, entièrement établi sur le sol ou des remblais, ne dispose pas non plus d’accès distincts.

6- La façade monumentale

Si nous suivons l’avis de Jules Formigé, il faut prévoir une façade monumentale avec une arcade circulaire. On ne connaît pas son plan précis, mais les exemples encore en élévation sont innombrables. C’est le Colisée de Rome, globalement contemporain (on ne connaît pas la date de construction des arènes de Lutèce), que nous avons pris pour modèle, en ne conservant bien évidemment qu’un seul étage d’arcades. Ceci inclus donc un second niveau qui, du côté intérieur, abrite une galerie portée par des colonnes. Le toit de cette galerie permet en outre de manœuvrer le velum (la toile qui protège les gradins) sans déranger le public.
Derrière la façade, une série de voûtes en berceau incliné porte les gradins. C’est par ici que passent les accès du public vers la cavea. Mais il reste encore de vastes espaces couverts pour des boutiques, abriter le public ou exposer gladiateurs et bêtes sauvages.



7- La scène

La reconstitution de Jules Formigé introduit une grande scène qui est totalement détachée du reste du bâtiment. Ainsi les spectateurs peuvent voir en dehors de l’amphithéâtre. Il ne reste aucun amphithéâtre à scène en élévation, mais tous les théâtres qui le sont encore ont une scène directement reliée à la cavea. Le public ne voit jamais ce qui se passe dehors.
Il nous a donc semblé logique de relier la scène à la cavea par un haut mur qui ferme totalement l’édifice, comme dans un théâtre.
La reconstitution de la scène prolonge les vestiges existants et reprend en gros les éléments de Jules Formigé. Toutefois, la scène d’un théâtre romain est toujours encadrée par deux murs et protégée par un toit. Mais à Lutèce la scène n’a que peu de recul et il est impossible d’appuyer un toit sur deux murs latéraux. Plutôt que de faire un toit en porte à faux comme Formigé, nous avons donc protégé la scène par un simple voile.


La scène est d’ailleurs elle-même très peu profonde, à cause de l’espace occupé par les arènes. Pour jouer une pièce, il est nécessaire de construire un plancher provisoire au-dessus des arènes. On peut se demander alors si l’édifice était vraiment destiné à être utilisé comme un théâtre. Les spectateurs du fond sont bien loin de la scène, l’acoustique n’est pas optimale et Lutèce possède déjà un grand théâtre.
Du coté de la façade extérieure ainsi que pour l’intérieur, la reconstitution reprend le plan du théâtre d’Aspendos (IIe siècle, Turquie) qui a l’avantage d’être très bien préservé. L’amphithéâtre présente ainsi vers la Seine une façade travaillée.

Cyrille Castellant

dimanche, 28 mars 2010

La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -2

Après avoir réuni la documentation, le travail de reconstitution peut commencer. C’est une tache qui tient à la fois de l’informatique et de l’architecture. De plus la spécificité de nos productions, la visite 3D, introduit des contraintes particulières.

La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -1
La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -3
La reconstitution 3D des arènes de Lutèce -4

3- Comment fonctionne la 3D :

Nos modèles utilisent un mode de représentation classique en 3D, aussi appelée image de synthèse (à ne pas confondre avec le relief). A la base, il y a un espace mathématique XYZ où nous plaçons des points de coordonnées xyz. Des facettes triangulaires viennent ensuite réunir ces points. Les objets courbes se trouvent ainsi segmentés. On peut réduire cet effet en augmentant le nombre de faces, mais ceci accroît considérablement la taille de la base de données. Cette dernière ne peut cependant dépasser certaines limites. On réduit plus efficacement cet aspect en lissant la surface, mais le contour reste toujours anguleux. On utilise ensuite des textures, de simples images bidimensionnelles comme des photos, pour habiller ces objets.
Le modèle 3D final des arènes compte pas moins de 485 099 points, 518 912 facettes, 82 textures et consomme 86 Mo d’espace mémoire.

Pour nos modèles, nous avons choisi d’utiliser le rendu en temps réel plutôt qu’en précalculé. Dans le premier cas le rendu, le calcul de l’image, est très rapide, 1/60e de seconde maximum. Ceci permet de créer une interactivité, comme par exemple de se déplacer sans contrainte dans la maquette numérique. Dans le second cas, le calcul d’une seule image peut prendre des heures, les images étant ensuite réunies dans un film. La moindre interactivité y est donc impossible.
L’inconvénient du temps réel réside dans le fait que l’image ne peut y être aussi détaillée qu’en précalculé. La puissance des systèmes graphiques évolue toutefois très rapidement, doublant de capacité chaque année.

4- Première phase de la reconstitution, les arènes :

C’est au départ une feuille, ou plus exactement un écran vide. Il faut commencer par la zone « pivot ».
Chaque monument a une zone particulière qui va structurer tout l’ensemble. Dans un amphithéâtre, ce sont les arènes parce qu’elles sont au centre physiquement et fonctionnellement. Elles constituent en outre les parties les mieux préservées à Lutèce.
Le plan des arènes n’est pas ovale, mais résulte de l’intersection de deux cercles. En utilisant un plan du monument comme support, on reproduit donc à l’écran cette forme. Cette ligne en deux dimensions va ensuite recevoir une hauteur et prendre une troisième dimension. Ce travail par extrusion est l’outil de base de la modélisation pour tous les objets à la géométrie précise, c’est-à-dire généralement pour les objets conçus par l’homme. Les formes organiques doivent être modélisées différemment.
On effectue aussi des opérations dites « booléennes » : union, soustraction, intersection d’objets.

Pendant que le monument se reconstruit, il faut sans cesse revenir aux documents pour s’assurer que l’on respecte toujours le modèle réel. Un certain nombre de retouches sont d’ailleurs nécessaires.

Cyrille Castellant

A suivre…

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