Après réflexion, il est temps maintenant de passer à une première étude.

Tout d’abord, le kit doit rester simple à réaliser, fiable et bon marché. Le plus logique est alors de se contenter d’une voie unique avec une seule voiture. Eventuellement on pourra faire une voie double avec deux voitures en juxtaposant deux voies simples. Mais dans ce cas, et contrairement à la réalité, les deux voitures ne seront pas reliées entre elles.

Voici une maquette numérique de l’ensemble du système.

La pente est de 40 % soit la valeur du funiculaire du Mont-Dore. Cette pente présente un avantage car elle forme un angle qui tombe juste à 21,8° (en fait 21,801409486351811770244866086….). Ce sera plus commode pour la modélisation.
Avec 50% on aurait eu 26,565…° et l’approximation aurait été moins bonne.


En 1 le moteur (cliquer sur la vue ci dessus pour voir les N°). Il s’agit d’un motoréducteur à vis sans fin 12 V DC. Il tourne à 34 tours par minute sous 12 V. Avec un treuil de 1,4 cm de diam, la voiture montra de 149 cm par min soit 2,48 cm par seconde.
En baissant la tension on pourra ralentir la vitesse et en inversant la tension, le faire tourner dans l’autre sens. Du moins c’est la théorie, on verra bien à la pratique.
L’axe comporte un méplat d’une taille qui semble variable. Eventuellement il faudra le reprendre à la lime.
Ce type de motoréducteur se trouve à moins de 10 € sur Amazon.


En 2 se trouve le treuil qui vient se monter sur l’axe du moteur. La poulie du treuil est maintenue en place par une bride clouée dans la planche de support.

En 3 ce sont les guides qui remplacent les poulies du modèle réel. Le fil, en jaune, sera ainsi maintenu latéralement. En fait ils ne sont réellement utiles qu’en courbe, en ligne droite on pourrait s’en passer.
Ces guides s’intercalent entre les traverses de la voie.

La voie est une voie Tillig pour le TT de 12 mm d’écartement. Je l’ai choisi pour l’aspect de ses traverses qui ressemble aux traverses en fonte, souvent utilisées sur les voies des funiculaires.


En 4 se trouve la voiture qui reprend le plan de celle du Mont Dore. Il n’y a encore que le châssis.
Les roues sont aussi en impression 3D pour éviter d’avoir à dépendre d’un fournisseur.
Le dessous des banquettes est dégagé pour pouvoir mettre des lests métalliques. Car pour obtenir une bonne tension du fil de traction, il faudra sans doute ajouter du poids. En effet la voiture, même avec sa carrosserie, ne devrait pas dépasser 20 g.
Et si le fil est mal tendu, il risque de sortir des guides.

Voici le dessous de la voiture. J’ai essayé au maximum se soigner la rigidité de l’ensemble vu le plan un peu particulier en escalier du plancher.
En 5 se trouve le guide du fil de traction (cliquer sur la vue ci dessous pour agrandir). Les bords sont arrondis pour éviter d’accrocher les guides de la voie. Mais normalement avec 0,6 mm de jeu de chaque côté, il ne devrait pas les toucher. D’ailleurs le guide est mis juste en arrière de l’essieu amont pour qu’en courbe le déport n’entraine par un accrochage.
En 6 se trouve le taquet qui sert à fixer le fil de traction sur la voiture.


Il va maintenant être temps de passer à une première phase d’impression pour voir si ces plans fonctionnent vraiment.