Monuments :
Antiquité
Moyen âge
XVI-XVIIIe siècle

Architecture militaire
Chateaux
Edifices religieux
Patrimoine maritime
Visites 3D
Recherche d'un site :


Un monument au hasard :
Brosse

Modélisme et
impression 3d :
Richesheures
et moi :
Lettre d'information
Abonnement
Diaporamas
Acteurs du patrimoine
Livres anciens

Riches Heures sur les réseaux sociaux :
Partager cette page :

Le fil des nouveautés :





Château de Montal, XVIe siècle.


Textes et photos ©

Fondation :
  • A partir de 1519, à l'emplacement d'une forteresse médiévale.
Sous le règne de :
  • François Ier (1515-1547)
Grandes dates :
  • 1534 : Fin du chantier.
  • 1771 : Château acquis par le comte Plas de Tanes.
  • 1858 : Début du dépeçage.
  • 1908 : Acquisition du château par Maurice Fenaille.
  • 1913 : Le château légué à l'Etat par Maurice Fenaille.

Principal intérêt :
  • Nous avons eu la chance d'effectuer la visite de Montal en compagnie d'un guide remarquable, qui vivait pleinement son enthousiasme pour ce monument d'exception et savait le retransmettre à son auditoire. Ce n'est malheureusement pas si fréquent et de telles rencontres méritent d'être soulignées. Au-delà du jalon architectural important que constitue Montal, à la charnière d'un Moyen Âge à l'agonie et d'une Renaissance à ses prémices, la véritable passion amoureuse entretenue entre le riche Maurice Fenaille et son château au début du XXe siècle est un exemple pour tous. A notre époque où l'argent est devenu une fin en soi, voir un riche industriel dépenser sa fortune pour redonner du lustre à un élément majeur de notre patrimoine, reste une leçon à méditer… Espérons que l'Etat, désormais propriétaire, sera à la hauteur de la confiance dont il a été honoré. A noter également un panorama exceptionnel, dans lequel on remarque au loin le château de Saint-Laurent-les-Tours.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1955. Propriété de l'Etat.
Bibliographie :
  • Pas dé référence pour le moment.

Avec la fin de la période médiévale, la noblesse souhaita loger dans des demeures moins austères, davantage ouvertes sur l'extérieur. A compter de 1519, la veuve du sire de Roquebrou, Jeanne de Balsac, se lança dans la réalisation d'un château conçu selon les normes de son temps, à l'emplacement d'une ancienne forteresse. Les travaux s'arrêtèrent en 1534, laissant l'œuvre inachevée. Seules deux ailes sur les quatre prévues initialement avaient été bâties.

Par héritage ou mariage, le domaine passa entre les mains de multiples branches de la famille, avant d'être acheté en 1771 par le comte de Plas de Tanes. A la Révolution, il fut sans succès mis à la vente au titre des biens nationaux et revint finalement à ses propriétaires à la Restauration.

Vendu en 1838, puis à nouveau en 1858, il échut alors à un marchand de biens qui s'employa à le dépecer, pour vendre les pièces les plus intéressantes dans les salles d'enchères parisiennes. Sculptures, cheminées, lucarnes furent ainsi dispersées sur toute la planète. En 1908, Montal rencontra son sauveur en la personne de Maurice Fenaille, homme d'affaire enrichi par ses activités pétrolières. Il employa sa fortune à racheter presque tous les éléments dispersés et à les replacer dans le château. Fenaille légua Montal à l'Etat en 1913, avec toutefois une clause d'usufruit pour lui et ses enfants. Montal devint un dépôt d'œuvres d'art durant la seconde guerre Mondiale. La Joconde y fut notamment conservée entre 1943 et 1945.




précédente - suivante