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Arsenal et Corderie Royale de Rochefort, XVIIe, XIXe siècle.


Textes et photos ©

Fondation :
  • 1666 par Colbert.
Sous le règne de :
  • Louis XIV (1643-1715)
Grandes dates :
  • 1666 : Colbert envoie son neveu Colbert du Terron sur place pour superviser les travaux.
  • 1669 : Construction de la première forme de radoub maçonnée.
  • 1688 : La ville en bois est progressivement remplacée par des constructions en pierre.
  • 1728 : Mise en service d'une seconde forme maçonnée.
  • 1778 : Lancement du chantier de l'Hermione.
  • 1780 : L'Hermione, avec à son bord La Fayette, appareille pour l'Amérique.
  • 1816 : La frégate La Méduse quitte le port de Rochefort. Son naufrage inspirera le peintre Géricault pour son célèbre tableau Le radeau de la Méduse.
  • 1829 : Le Sphinx, premier navire à vapeur de la marine française, sort de l'Arsenal.
  • 1831 : Construction de la porte du Soleil, marquant l'entrée de l'arsenal.
  • 1861 : Inauguration d'une nouvelle forme de radoub.
  • 1863 : Essais du Plongeur, premier submersible français.
  • 1926 : Fermeture définitive de l'arsenal.
  • 1997 : Lancement du chantier de la nouvelle Hermione.
Principal intérêt :
  • L'arsenal de Rochefort est un complexe assez unique en France, par son étendue et son ancienneté. Il donne un aperçu de la construction navale sur près de trois siècles. On peut notamment y admirer la plus ancienne forme de radoub maçonnée au monde et l'immense Corderie Royale. Le chantier de l'Hermione est par ailleurs des plus intéressants sur le plan de l'archéologie expérimentale.
Statut :
  • Les nombreux bâtiments et éléments de l'arsenal ont fait l'objet d'un classement aux Monuments Historiques à diverses époques. Ils appartiennent en général à la commune ou à l'Etat.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

L'an de Grâce 1666. Jean-Baptiste Colbert, ministre de sa majesté le roi Louis XIV, nourrit d'ambitieux projets pour contrecarrer la toute puissance maritime anglaise. Il cherche un point sur la côte atlantique susceptible d'accueillir un important arsenal. Plusieurs sites sont envisagés, dont le port de Brouage. Mais ce denier s'enlise irrémédiablement depuis quelques temps et c'est finalement Rochefort qui est choisi.

L'endroit ne manque pas d'atouts. Il se trouve naturellement protégé par un méandre de la Charente, fleuve navigable même pour les navires de gros tonnage. L'estuaire donne par ailleurs dans une vaste baie formée par les îles de Ré et d'Oléron. Pour interdire l'accès à cet espace privilégié, il suffit de verrouiller les différentes passes au moyen d'ouvrages fortifiés. La Rochelle ferme déjà l'accès nord entre Ré et le continent. D'autres citadelles surgiront sur les îles de Ré (Saint-Martin), d'Aix (fort de la Rade) ou d'Oléron (Château-d'Oléron). Sur la côte, les défenses de Fouras notamment seront étoffées. On barrera le coureau d'Oléron par le fort Louvois. On établira deux nouveaux ouvrages sur les deux rives de l'estuaire : le fort de la Pointe au nord et le fort Lupin au sud. L'île Madame sera également pourvue de retranchements. Il s'agit là d'un gigantesque réseau de fortifications. Napoléon Ier l'augmentera encore de manière considérable : fort Boyard, fort des Saumonards (Oléron)…

Colbert envoie son neveu, Colbert du Terron, afin de superviser l'avancement des travaux. Rochefort est protégée par une vaste enceinte. On lance le chantier de la corderie royale. Les travaux sont achevés en 1670. Les habitations, d'abord en bois, sont vite remplacées par de la pierre. La ville connaît un accroissement fulgurant de sa population. En 1671, elle compte déjà 20 000 habitants, la plupart travaillant pour les arsenaux. Dès 1669 la première forme de radoub, principalement destinée à la réparation navale, est achevée. Deux autres seront construites, au XVIIIe siècle et sous le règne de Napoléon III.

Les chantiers navals lanceront ou répareront plusieurs centaines de navires au total. Citons parmi les plus fameux le trois ponts Louis-le-Grand, les frégates l'Hermione (qui emporte La Fayette vers les Amériques en 1780) et La Méduse (elle fera naufrage au large des côtes mauritaniennes et inspirera au peintre Géricault son fameux tableau Le radeau de la Méduse), Le Sphinx (en 1829. Premier vaisseau à vapeur de la marine de guerre française) et Le Plongeur (1863. Premier sous-marin français). Les chantiers n'arrêteront leur activité qu'en 1926.




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