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Tour Vauban de Camaret-sur-Mer, XVIIe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Fondation :
  • 1693.
Sous le règne de :
  • Louis XIV (1643-1715)
Grandes dates :
  • 1631 : Brest devient un port de guerre.
  • 1693 : Début de la construction de la tour Dorée.
  • Juin 1694 : La tour connaît son baptême du feu.
  • 1696 : La tour bastionnée est achevée.
  • v. 1795 : Un four à boulets remplace l'un des deux corps de garde.
  • 2008 : Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Principal intérêt :
  • La tour Dorée, nommée aujourd’hui tour Vauban, est un bon exemple de « forts à la mer » conçus par l’architecte militaire de Louis XIV. Sa ressemblance avec le Fort Louvois en Charente-Maritime est intéressante.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1907. Propriétés de la commune.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

En 1631, le cardinal de Richelieu fait de Brest un port de guerre. Un demi-siècle plus tard (1683), Vauban -architecte militaire de Louis XIV- conscient que la défense du port doit se faire à l'échelle de toute la rade, projette l’édification de nombreux points fortifiés (Camaret, pointe du grand Gouin, pointe des Espagnols, presqu’île de Roscanvel…).

La tour bastionnée de Camaret est « tracée » en 1689 et son édification commence quatre ans plus tard.

Le 18 juin 1694, alors que la tour est toujours en travaux, une flotte anglo-hollandaise aborde la côte pour tenter de s’emparer des batteries du goulet. Vauban, présent à Camaret lors de l’attaque, relate la bataille dans ces termes : « Les ennemis ont aujourd'hui voulu tenter la descente avec huit gros vaisseaux de guerre et plus de soixante-dix autres petits bâtiments de toutes autres espèces. Après deux heures de grosse canonnade de la part des vaisseaux, fort bien répondue par la tour de Camaret, ils ont mis à terre à demi-portée de mousquet des retranchements auxquels ils se sont présentés très fièrement ; ils ont été reçus de même, et malgré les altercations, ils y ont eu 700 à 800 hommes tués, pris ou noyés ; le surplus s'est sauvé ou n'a pas été mis à terre. Beaucoup de vaisseaux ont été endommagés, car l'affaire a duré longtemps ».

En 1695, Vauban écrit ceci : « on travaille à la tour et à la batterie de Camaret qui sera, Dieu aidant, achevée cette année, bonne forte, capable de donner le couvert à cent hommes… ». Elle sera en fait achevée l’année suivante.

Pendant la Révolution (vers 1795), un des deux corps de garde est « transformé » en four à boulets.

Depuis 2008, la tour, ainsi que douze autres sites français bâtis par Vauban, sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Description :

L’ensemble fortifié se compose d’une tour polygonale, d’une batterie basse semi-circulaire à onze embrasures de tir, d’un corps de garde et d’un four à boulets.
La tour carrée (aux angles sud-ouest et nord-est tronqués), haute de 18 m, se compose de quatre niveaux : un sous sol (magasin à vivres et poudre), une salle des gardes et deux étages de logements. Pour sa défense, les six faces sont percées par une cinquantaine « d’archères ».

Le corps de garde avec son pont-levis à flèche permettant de franchir le fossé -en eau à marée haute- donnait accès à la batterie basse et à la tour (par une passerelle en bois).




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