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Château de Montségur, XIIIe siècle - site cathare.


Textes et photos ©

Fondation :
  • Début du XIIIe siècle.
Sous le règne de :
  • Philippe II Auguste (1180-1223).
Grandes dates :
  • 1242 : Des membres de la garnison de Monségur tuent des religieux à Avignonet.
  • 1243 : Concile de Béziers qui décide l'éradication de Montségur.
  • 1244 : Fin du siège et bûcher pour 200 Cathares.
Principal intérêt :
  • La légendaire forteresse n'existe plus, mais l'ensemble du XIIIe siècle, relativement bien préservé, témoigne de la volonté de coloniser avec une architecture dépouillée un site hors norme.
  • Dans le village, musée archéologique et historique.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1862. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Oldenbourg Zoé, Le bûcher de Montségur, Paris, 1989.

Raymond de Péreille, sire de Montségur, entreprend au début du XIIIe siècle la construction d'un retranchement fortifié au sommet du pog (nom dérivé de l'occitan " pueg ", signifiant lieu élevé) surplombant plusieurs terrasses où s'était installée une importante population cathare. Relativement épargnée par les événements de la Croisade Albigeoise et les persécutions de l'Inquisition, la communauté entre en scène en mai 1242. Une soixantaine d'hommes de la garnison de Montségur commandés par Pierre-Roger de Mirepoix, se rendent alors à Avignonet et exécutent 7 moines membres d'un tribunal ecclésiastique, dont l'inquisiteur Guillaume Arnaud. Un concile réuni à Béziers en 1243 décide l'éradication pure et simple de " ce refuge de tous les malfaiteurs, de tous les hérétiques, cette synagogue de Satan " et une grosse armée met le siège devant la place dès le mois de mai. Dix mois sont nécessaires aux troupes royales pour obtenir la reddition du castrum.

L'historien Guillaume de Puylaurens, contemporain de ces événements, raconte : " On s'avisa d'envoyer des valets agiles et ayant pleine connaissance dudit lieu avec des hommes d'armes, qui se préparèrent à gravir de nuit par des précipices horribles. Et ayant atteint sous la conduite de Dieu un poste fortifié, placé à un angle de la montagne, ils égorgèrent à l'instant les sentinelles, s'emparèrent du fort, et passèrent au fil de l'épée tout ce qu'ils y trouvèrent. Puis, à la venue du jour, comme s'ils eussent été égaux au reste des assiégés plus nombreux qu'eux pourtant, ils commencèrent à les attaquer vigoureusement.

De fait, en regardant l'affreux chemin par lequel ils avaient grimpé de nuit, ils n'eussent jamais osé s'y risquer de jour. Mais l'ennemi étant de la sorte enfermé par en haut, il devint plus facile à ceux de l'armée de monter ensuite. Et comme on ne leur laissa de repos ni le jour ni la nuit, ces infidèles, ne pouvant résister aux attaques des fidèles, livrèrent aux assaillants, moyennant la vie sauve, le château et ce qui s'y trouvait d'hérétiques endurcis, lesquels tant hommes que femmes étaient au nombre de deux cents environ. Or, était parmi eux Bertrand Martin qu'ils avaient fait leur évêque. Et tous ayant refusé de se convertir comme on les y invitait, ils furent enfermés dans une clôture faite de pals et de pieux, et brûlés là ils passèrent au feu du Tartare. Pour ce qui est du château, il fut rendu au maréchal de Mirepoix, à qui il appartenait avant. "

Une tradition tenace fait état de trois individus parvenus à s'échapper de la place la veille de la reddition. Ces hommes auraient - bien évidemment - emporté avec eux un hypothétique trésor des Cathares. Cette légende à généré jusqu'à nos jours un grand nombre d'études plus ou moins fantaisistes à grand renfort de calculs " savants ", signes cabalistiques et autres phénomènes solaires.

Plus concrètement, après le sanglant épisode du bûcher, la place est confiée à Gui de Lévis puis passe dans le domaine royal. Elle est alors considérablement remaniée et dotée d'une petite garnison. Sans doute estimée trop peu fonctionnelle, elle est abandonnée dès la fin du Moyen Age.




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