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Le site de "
Perapertusa " (la pierre percée ?), apparaît
comme celui de Quéribus en 1020, dans le testament
de Bernard Ier, comte de Besalu. La forteresse est attestée
de manière certaine en 1050 et appartient alors toujours
à la même famille. Elle passe en 1111 à
la maison des comtes de Barcelone. Lorsque le comte Alphonse
II de Barcelone devient roi d'Aragon, en 1162, Peyrepertuse
fait partie intégrante de la ligne fortifiée
défendant la frontière nord de ses immenses
possessions. Peyrepertuse échappe au massacre et à
la destruction durant la Croisade Albigeoise. Son détenteur,
Guilhem, préfère négocier sa soumission
avec Simon de Montfort (1217). L'histoire n'est pas peuplée
que de héros ! Louis IX l'achète en 1239 pour
la somme de 20000 sols melgoriens et y entreprend de nombreux
travaux, parmi lesquels la construction du château San
Jordi (Saint-Georges). Place frontière entre France
et Aragon, puis entre France et Espagne, elle perd tout intérêt
stratégique après le rattachement du Roussillon
à la couronne des lis. Elle conserve cependant une
faible garnison jusqu'à la veille de la Révolution
Française.
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