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Château de Tarascon, XVe siècle.


Fondation :
  • Tarascon est mentionnée dans la Géographie de Strabon.
Sous le règne de :
  • Sans doute avant le règne d'Auguste (27 av. J.-C. - 14 apr. J.-C.)
Grandes dates :
  • XIIe siècle : Forteresse des comtes de Provence.
  • 1216 : Simon de Montfort lève le siège de Beaucaire.
  • 1292 : Charles d'Anjou effectue de grands travaux au château.
  • 1400-1403 : Louis II d'Anjou fait entièrement rénover l'ancienne forteresse de Tarascon.
  • 1429-1434 : Louis III complète les travaux initiés par son père.
  • 1434 : Mort de Louis III d'Anjou. Son frère René lui succède.
  • 1447-1449 : Nouveaux chantiers à Tarascon.
  • 1480 : Mort du " Roi " René.
  • 1481 : Mort de Charles du Maine. Le comté de Provence revient au roi Louis XI.
  • 1652 : Tarascon impliquée dans la Fronde.
  • XVIIIe siècle : Le château devient prison d'Etat.
  • 1926 : La prison est fermée au château de Tarascon.
Principal intérêt :
  • Le château de Tarascon appartient à la famille restreinte des grandes forteresses altières et massives construites dans le sillage de la Bastille. La vis de la cour intérieure est remarquable.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1840. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

Tarascon est sans doute fortifiée depuis des temps reculés. Sa position clef sur la rive gauche du Rhône, face à l’antique Ugernum (Beaucaire), la rend bien vite essentielle pour contrôler le trafic sur le fleuve. Tarascon est mentionnée dans la Géographie de Strabon (51 av. J.-C.- vers 25 apr. J.-C.) : « … depuis Nîmes jusqu’à Ugernum et à Taruscon… » (Liv. IV-3). Au XIIe siècle, Tarascon est une forteresse importante des comtes de Provence. La ville joue un rôle considérable dans les combats livrés entre croisés et Toulousains pour la possession de Beaucaire (1216). Selon la Chanson de la Croisade albigeoise, le comte de Toulouse Raymond VI aurait conseillé à son fils Raymondet (littéralement « Le Petit Raymond », futur Raymond VII), désireux de s’emparer de Beaucaire : « Veillez pareillement sur ceux de Tarascon. Soyez bon, généreux, faites qu’ils vous chérissent car vous ne pourrez pas, sans eux, prendre Beaucaire. Leurs bateliers armés doivent fermer l’accès au roc où est bâti le rempart. Privé d’eau, Beaucaire tombera. »

 

Le château fait l’objet d’une première restauration complète en 1292, sur ordre de Charles II d’Anjou. Mis à mal pendant les années 1367-1382, il est de nouveau entièrement reconstruit à partir de 1400 par la dynastie des Anjou-Provence, rois virtuels de Naples à partir de Louis III (mort en 1432). Le « Bon Roi René », mécène éclairé, amateur d’art et lui même poète à ses heures (« Le Livre du Cuer d'Amours espris » vers 1457), en fait l’une de ses résidences préférées. Tarascon est alors une redoutable place frontière entre le royaume de France et le comté de Provence, doublé d’une confortable résidence. Elle perd cette importance stratégique à la mort du comte Charles du Maine (1481), qui avait au préalable désigné comme héritier de l’ensemble de ses possessions le roi Louis XI.

Tarascon connaît une dernière fois le feu des armes en 1652, pendant la Fronde. Les traces de boulets de canons visibles sur ses façades datent de cette époque. Il devient prison d’Etat au XVIIIe siècle et le restera jusqu’en 1926.

Extrait de l’ouvrage « Châteaux forts de la Guerre de Cent Ans », Stéphane William Gondoin.- Paris : Histoire et Collections, 2007.- 128 p.




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