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Château de Mehun-sur-Yèvre, XIIIe, XIVe siècle.


Textes et photos ©

Fondation :
  • Inconnue avec précision. Peut-être au IXe siècle, probablement en réaction aux invasions scandinaves.
Sous le règne de :
  • Si nous admettons l'hypothèse précédente, le règne de Charles le Chauve (840-877) est parfaitement plausible.
Grandes dates :
  • 1209 : Mehun entre dans le patrimoine des Courtenay.
  • 1332 : Disgrâce de Robert III d'Artois. Mehun est donné à Jean de Luxembourg.
  • 1360 : Jean, 3e fils de Jean II le Bon, reçoit le Berry avec Mehun en apanage.
  • 1370 : Début des travaux.
  • 1416 : A la mort de Jean de Berry, le château revient à la couronne.
  • 1461 : Charles VII meurt au château.

Principal intérêt :
  • Mehun est un site qui retrace l'histoire de la fortification sur plus de deux siècles. Un château-palais fut reconstruit à la fin du XIVe siècle sur la structure d'une forteresse d'inspiration très philippienne.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1840. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

Le nom Mehun (Modinum) provient de la contraction du mot celtique dunum désignant une place forte. On retrouve notamment ce suffixe très caractéristique dans Lyon (Lugdunum), Dun-sur-Auron (Dunum, Cher) ou Loudun (Losdunum, Vienne) et dans bien d'autres toponymes encore. Des fouilles ont démontré l'existence de fortifications à Mehun dès le IXe siècle. Une seigneurie y est attestée au XIe siècle et appartient à une famille rattachée aux sires de Vierzon.

En 1209, la châtellenie passe par mariage à la puissante maison de Courtenay (Loiret), issue de l'un des fils du roi Louis VI le Gros (1108-1137). Ce sont probablement les membres de cette grande famille, très impliqués dans les affaires d'Orient, qui reconstruisent la forteresse en suivant les standards philippiens. La place échoit par un nouveau mariage à Robert II d'Artois (mort en 1302) et reste à ses héritiers jusqu'au bannissement et à la confiscation des biens de son petit-fils, Robert III d'Artois, en 1332.

Mehun est alors donné au roi de Bohême Jean de Luxembourg, ami du roi Philippe VI de Valois (1328-1350). Jean trouvera la mort au désastre de Crécy en 1346. L'union de sa fille Bonne de Luxembourg avec le futur roi Jean II le Bon en 1332, fait cependant très vite rentrer le château et les terres qui y sont rattachées dans le domaine royal. Rarement place forte aura autant changé de mains par mariage et si peu par faits d'armes.

En 1360, Jean le Bon donne le Berry en apanage à son fils Jean. Passionné d'art et de culture, mécène patenté mais prodigue invétéré, le nouveau duc de Berry va s'employer à transformer le vieux château de Mehun en un véritable palais à compter de 1370, dans le goût et l'esprit de la fin du XIVe siècle. Il suit en cela l'exemple donné par ses frères aînés, le roi Charles V au Louvre et le duc Louis d'Anjou à Saumur. Il est intéressant de constater que ces trois chantiers reprennent les structures préexistantes de châteaux purement philippiens. A propos de Mehun, le chroniqueur Jean Froissart déclarait sans ambages qu'il s'agissait de " l'une des plus belles demeures du monde. "

A la mort de Jean de Berry en 1416, le palais revient derechef à la couronne. Il devient alors l'une des résidences préférées de Charles VII. C'est d'ailleurs ici qu'il décède en juillet 1461.

La suite est l'histoire d'une longue et triste agonie. Incendié en 1550, endommagé par les Guerres de Religions et démantelé au XVIIe siècle, il reçoit le coup de grâce à la Révolution. Du joyau de Jean de Berry ne restent plus aujourd'hui que le grand donjon cylindrique, une tour éventrée et le plan au sol.




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