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Château et village de Mont-Saint-Jean, XIIe, XVe siècle.


Le château :

L'enceinte ovale de 250m de long, partiellement conservée, est toujours flanquée de cinq tours en fer à cheval percées d'archères. L'espace qu'elle circonscrit n'est cependant pas unifié et un fossé orienté E/O divise l'espace intérieur en deux cours globalement égales : la cour noble dans laquelle s'inscrivent le château et l'église Saint-Jean-Baptiste s'étendait au SO, alors que la basse-cour se développait au NE. Le fossé, conservé jusqu'à l'époque classique (puis comblé) serait, selon H. Mouillebouche, un héritage des premiers aménagements de la forteresse.

L'accès distinct aux deux cours renforce la séparation opérée par le fossé : ainsi une tour-porte rectangulaire, aujourd'hui ruinée, régulait sur le front NE l'accès à la basse-cour, tandis qu'une rampe permettait, au SO l'entrée dans la cour noble. Cette rampe, dominée par le Donjon, était rythmée par un porche à chacune de ses extrémités, l'espace intermédiaire étant lui découvert.

Le Donjon (on peut se risquer à employer ce terme tant la compacité du plan suggère le regroupement des fonctions seigneuriales dans un espace bien délimité à l'intérieur même du château), dont les fondations sont assises sur le rocher, n'est pas isolé mais à cheval sur la première enceinte (au N). Il se présente sous la forme d'un quadrilatère de 25m de côté, renforcé dans chacun de ses angles d'une tour circulaire à terrasse, à parapet crénelé ou couverte d'un toit en poivrière. Plus ou moins saillantes et flanquantes, celles-ci sont percées de quelques fenêtres et orifices de tir, certains assez tardifs. Le moyen appareil régulier des murs donne à l'ensemble un aspect assez soigné.

La façade SE accueille la tour-porte qui permet l'accès à l'intérieur du noyau fortifié : celle-ci est percée d'une porte charretière à laquelle on accède par l'intermédiaire d'un pan incliné (fossile d'un pont antérieur enjambant le fossé), et d'une porte piétonnière. Le retrait de maçonnerie dans l'encadrement des portes pousse J. Mesqui à conclure sur la présence d'un pont-levis, mais aucune trace de rainures de flèches n'est décelable. Il peut néanmoins s'agir d'un pont-levis à treuil.

L'intérieur de l'édifice est constitué par les quatre corps de logis se centrant sur une petite cour. Chacune des ailes comprend un premier niveau enterré voûté, un second niveau de plain-pied avec la cour intérieur et un troisième niveau qu'H. Mouillebouche caractérise de niveau de tir. A l'O, subsiste une série de quatre grandes fenêtres éclairant l'aula.

L'église et le village :

Située dans l'enceinte du château, l'église de Mont-Saint-Jean présente un plan simple, une nef à trois vaisseaux, mais un clocher désaxé, dans le prolongement du collatéral N. Les colonnes du deuxième niveau d'arcades de ce même clocher ont été l'objet d'un traitement assez original : on a cherché à rendre un effet de torsion en faisant correspondre à un fût (le " tronc " de la colonne) le chapiteau normalement prévu pour la colonne directement à gauche. L'effet de torsion n'est cependant pas particulièrement fluide et l'ensemble reste tout de même très rigide.

Le village est situé au N du château, en dehors de l'enceinte. Quelques belles maisons sont encore visibles, certaines menaçant ruine. L'une d'elle, un peu excentrée, est assez originale : deux petites tours carrées complètent les angles de la façade principale d'une petite maison quadrangulaire. Les arêtes du toit à quatre pans retombent sur les quatre chaînages d'angles en moyen appareil à bossage. Il s'agit du manoir de Gincey, construit pour Léonor Chabot vers 1570. Léonor reprit le fief de Mont Saint Jean après la mort de son père, l'amiral Chabot (" Il fut comte de Charny et de Buzençois, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri II, capitaine de cent lances d'armes des ordonnances, conseiller d'Etat et privé, lieutenant général au gouvernement de Bourgogne, grand écuyer de France, chevalier de l'ordre de St Michel en 1578. C'est grâce à lui et au président Jeannin que la province de Bourgogne fût sauvée des horreurs de la St Barthélémy " [citation tirée du site de la mairie de Mont Saint Jean).




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