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Château de Beynac, XIIe, XVIe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Vers 1150.
Sous le règne de :
  • Louis VII le Jeune (1137-1180)
Grandes dates :
  • 1194 : Extinction du premier lignage de Beynac. La place aux mains du mercenaire Mercadier.
  • 1214 : Simon de Montfort rase la place.
  • 1259 : Traité d'Abbeville. La Dordogne devient frontière entre les états du roi de France et ceux des Plantagenêts.
  • 1442 : Le sire de Beynac s'empare de la place rivale de Castelnaud.
Principal intérêt :
  • L'un des plus fameux châteaux forts de France. Son site impressionnant et son excellent état de conservation en font un élément irremplaçable de l'architecture castrale. La salle des Etats est en tous points remarquables.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1944. Propriété privée.
Bibliographie :

Historique :

Le " castrum nomine Boeniatum " (château nommé Beynac) apparaît avant 1150. Les seigneurs du lieu figurent à plusieurs reprises au nombre des bienfaiteurs de l'abbaye de Cadouin naissante. Le lignage des premiers sires de Beynac s'éteint en 1194 et le duc d'Aquitaine et roi d'Angleterre Richard Ier profite de cette vacance pour offrir la châtellenie à Mercadier, chef de ses routiers. Ce Mercadier participe à tous les conflits sous la bannière de Richard : il s'empare d'Issoudun en 1195 et assiste même le Cœur de Lion dans ses derniers instants, en avril 1199. Mercadier meurt assassiné l'année suivante à Bordeaux et Beynac revient à une branche cadette de la famille originelle.

Le château est attaqué et rasé par Simon de Montfort en 1214 lors d'une vaste opération militaire en Rouergue et Périgord. Les terres restent malgré tout aux mains de la même famille. Les Beynac reconstruisent bien vite leur forteresse et demeurent fidèles aux rois de France. La Dordogne trace une frontière naturelle entre les possessions françaises et le duché de Guyenne, propriété du roi d'Angleterre, à compter du traité d'Abbeville (4 décembre 1259). Beynac surveille la navigation sur la Dordogne et fait surtout dorénavant face à Castelnaud, aux mains de la puissante famille agenaise de Caumont, vassale des Plantagenêts. Les deux lignages se livrent une lutte acharnée durant toute la Guerre de Cent Ans. Pons de Beynac y met un terme en s'emparant de Castelnaud (1442).

Beynac fait désormais partie avec Mareuil, Bourdeille et Biron des quatre grandes baronnies du Périgord. Chacun de leurs titulaires défend ses intérêts et prétend à l'hégémonie sur les trois autres. Il s'ensuit d'inévitables et interminables conflits qui se soldent par l'épuisement des belligérants.

 

Les Beynac jouent encore un rôle modeste durant les " Guerres de Religions " et la Fronde, mais leur heure de gloire est irrémédiablement passée. Le lignage masculin s'éteint en 1753 et le patrimoine familial passe par mariage aux Beaumont, qui le conservent jusqu'en 1962. Classé monument historique le 11 février 1944, le château est aujourd'hui une propriété privée ouverte à la visite.

Description :

André Châtelain a parfaitement défini le château de Beynac comme " la juxtaposition très compacte de plusieurs volumes quadrangulaires ". Il est implanté sur le rebord d'une falaise et domine de près de 150 mètres le cours de la Dordogne. Les parties les plus anciennes s'articulent autour du donjon dont les fondations remontent au XIIe siècle. On y accédait primitivement, comme dans les tours maîtresses de l'époque romane, par une porte située très en hauteur. Son sommet est crénelé. Un grand bâtiment résidentiel y fut accolé au XIIIe siècle. Il abrite la salle dite " des Etats ", lieu probable de réunion des quatre grands barons du Périgord à la fin du XVe siècle. Elle mesure 18 mètres de long pour 9 mètres de large et possède une belle voûte de pierre. Face à l'à-pic s'élève un joli corps de logis percé de nombreuses et splendides fenêtres à meneaux. Deux petites bretèches défient le vide accrochées à la paroi. L'ensemble fut hérissé d'échauguettes en encorbellement, sans doute à la fin du XVe siècle ou vers le début du XVIe siècle. La chapelle castrale se tient aujourd'hui en dehors de l'enceinte. Elle est désormais devenue l'église paroissiale. Une solide enceinte crénelée, pour large part érigée au XVIe siècle délimite une basse-cour de dimensions relativement modestes.




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