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Château de Castelnaud, XIIIe, XVe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Milieu du XIIe siècle.
Sous le règne de :
  • Louis VII le Jeune (1137-1180).
Grandes dates :
  • 1214 : Simon de Montfort s'empare de Castelnaud.
  • 1259 : Traité d'Abbeville. La Dordogne devient la frontière entre les états du roi de France et ceux des Plantagenêts. Castelnaud est dans la mouvance de ces derniers.
  • 1442 : Pons de Beynac s'empare de la forteresse, moyennant le versement de 400 pièces d'or à la garnison.
Principal intérêt :
  • Bien conservé et sans cesse adapté à l'évolution de l'armement, le château de Castelnaud vaut autant par la qualité de son architecture que par la riche collection d'armes anciennes et de reconstitutions qu'il abrite.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1980. Propriété privée.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

L'apparition du " castellum nomine castrum novum " ( château appelé " Château Neuf ") est à peu près contemporaine de celle de Beynac. Les deux forteresses vont d'ailleurs connaître des destinées parallèles. Comme Beynac, Castelnaud est pris par les Croisés de Simon de Montfort lors du raid en Rouergue et Périgord de 1214. Si le premier château est démantelé, le second est en revanche épargné et doté d'une solide garnison. Dès 1215, l'ancien propriétaire, Bernard de Cazenac, revanchard patenté visiblement quelque peu rancunier et aigri par cette violente expropriation, s'empare de son ancienne demeure et fait pendre tous les hommes qui s'y trouvent. L'archevêque de Bordeaux intervient peu après et incendie la place.

Par le traité d'Abbeville (ou de Paris) du 4 décembre 1259, Louis IX concède la partie du Périgord située au sud de la Dordogne au roi d'Angleterre Henri III. Henri accepte en retour de reconnaître Louis comme son suzerain pour ses domaines continentaux. Castelnaud reconstruit fait partie de cet accord.

Sur fond de guerre larvée que se mènent les rois Philippe IV le Bel et Edouard Ier à compter de 1285, l'antagonisme croît entre les sires de Castelnaud et ceux de Beynac. La situation explose lorsque débute la Guerre de Cent Ans. Les deux places se font face et leurs maîtres successifs se livrent une lutte sans merci. A cinq reprises, Castelnaud est arraché aux Anglais. Par cinq fois ils est repris. La lutte s'achève en 1442, lorsque Pons de Beynac obtient la reddition définitive de la garnison, moyennant le versement d'une somme de 400 écus d'or.

A la charnière des XVe et XVIe siècles, les défenses de Castelnaud sont augmentées et adaptées aux armes à feu, comme en témoignent les nombreuses canonnières à la française qui constellent les murailles.

Mais à l'instar de Beynac, les heures de gloire de Castelnaud sont terminées et les sentiers de l'histoire s'éloignent de ses épaisses murailles. La Révolution éteint les derniers feux de vie et le château est abandonné aux pioches des carriers d'occasion. Il faut attendre 1980 et son classement comme Monument Historique pour déceler l'esquisse d'un renouveau. Lieu prédestiné entre tous, la vieille place forte qui a connu tant de batailles abrite depuis 1985 un musée de la guerre au Moyen Age.

Description :

La partie la plus ancienne est constituée d'un grand donjon carré de 30 mètres de haut pour une base d'une dizaine de mètres de côté. Il est couronné de mâchicoulis (XIV-XVe siècles) et ses murailles ne sont percées que de rares ouvertures. Il domine une haute cour délimitée par une courtine irrégulière élevée d'une vingtaine de mètres. Un puits et une citerne permettaient d'alimenter la garnison en eau potable. A l'orient s'élève un logis rectangulaire à beaux contreforts plats du côté de l'abîme. Au sud se dressait un second corps de logis aujourd'hui disparu. De ce même côté, défendant l'accès principal à la forteresse, trône toujours une imposante tour d'artillerie cylindrique construite sans doute dans la seconde moitié du XVe siècle. Ce groupe de bâtiments forme un ensemble compact et assez homogène, commandant fortement au reste de la place. Il est complété par une étonnante tour à éperon sur sa face septentrionale.

Au nord toujours, s'ouvre une très vaste basse-cour presque rectangulaire délimitée par une courtine adaptée à l'usage de l'artillerie, sans doute édifiée à l'extrême fin du XVe siècle ou dans les toutes premières années du XVIe siècle. Elle est flanquée côté ouest de deux belles tours hémicylindriques ouvertes à la gorge.

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