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Château de Joux, XIIe, XIXe siècle.


Textes et photos ©

Fondation :
  • Première mention en 1034.
Sous le règne de :
  • Henri Ier (1031-1060)
Grandes dates :
  • 1326 : Extinction de la première maison de Joux.
  • 1454 : le dernier sire de Joux vend la place au duc de Bourgogne Philippe le Bon.
  • 1480 : Les armées du roi Louis XI prennent Joux.
  • 1678 : Paix de Nimègue. Joux et la Franche-Comté reviennent à la France.
  • 1803 : Mort de Toussaint Louverture emprisonné à Joux.
  • 1870 : La place résiste à l'avance prussienne.
  • 1940 : Joux connaît pour la dernière fois le feu des armes.

Principal intérêt :
  • De son noyau central médiéval aux murailles édifiées vers 1880, Joux raconte presque un millénaire de l'histoire de la fortification. On remarquera notamment la belle Porte d'Honneur de Vauban, l'étonnant escalier métallique sans fin s'enfonçant dans les entrailles de la terre et la superbe tour du XIIIe siècle en parement à bossages circulaires. La collection d'armes anciennes du musée est par ailleurs assez exceptionnelle.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1958. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Pas dé référence pour le moment.

" Miroaltum Castrum " apparaît dans les textes en 1034. La place est alors assiégée vainement par l'empereur germanique Conrad II le Salien (1024-1039). Elle prend bien vite le nom de ses propriétaires, les sires de Joux. La lignée directe s'éteint en 1326 et la forteresse passe par mariage ou vente entre les mains de plusieurs maisons locales. Au milieu du XVe siècle, le dernier propriétaire complètement ruiné la brade au duc de Bourgogne Philippe le Bon. Après l'effondrement de l'état bourguignon (1477), la place est sans cesse l'objet de querelles entre les rois de France et les empereurs germaniques. Les Français s'en emparent en 1480, avant de la céder aussitôt à Philippe de Hochberg. Prise par les Suédois en 1639 durant la Guerre de Trente Ans, les Français s'en accaparent derechef en 1668, puis de nouveau en 1674 et en obtiennent la propriété définitive avec toute la Franche-Comté en 1678, par le traité de Nimègue. Sébastien Vauban s'emploie alors à en modifier la structure selon les principes de la fortification bastionnée qu'il a contribués à populariser. Elle abrite une garnison conséquente et sert volontiers de prison d'état : Mirabeau, qui parle d'un " véritable nid de hiboux égayé par quelques invalides " (1775) et Toussaint Louverture (1802), éprouvent notamment la solidité de ses murailles.

Les Autrichiens s'emparent de Joux en janvier 1814 et sont suivis par les Suisses un an plus tard. La place connaît encore le feu des armes en 1871. Point stratégique vital, Joux est alors intégré au système Serré de Rivières et doté d'une cinquième enceinte à partir de 1878. Le chantier est confié à un certain capitaine Joffre, âgé de 26 ans. C'est en juin 1940 que la citadelle vit sa dernière heure de gloire. Sa garnison résiste héroïquement durant une semaine et n'accepte la reddition que deux jours après la signature de l'armistice avec les forces de l'Axe (24 juin).




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