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Château de Crest, XIIIe, XVe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Vers 1120 par un nommé Arnaud.
Sous le règne de :
  • Louis VI le Gros (1108-1137).
Grandes dates :
  • 1145 : La famille propriétaire du château prête hommage à l'évêque de Die.
  • 1201 : les dauphins de Viennois propriétaires de la moitié de la place.
  • 1267 : Cette fraction est concédée aux comtes de Valentinois.
  • 1633 : Louis XIII ordonne le dématèlement de Crest. Seule la tour, prison royale, échappe à la destruction.
  • 1851 : Napoléon III fait enfermer à Crest les opposants à son coup d'état.
Principal intérêt :
  • La tour de Crest est un exemple surprenant de copartage d'un site castral du XIIIe au XVe siècle. Plusieurs constructions successives se sont imbriquées les unes dans les autres, pour offrir un ensemble massif et relativement homogène.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1877. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

Le choix du site de Crest pour implanter une forteresse n'est nullement dû au hasard. Outre les particularités topographiques favorables, il contrôlait également l'entrée dans le massif alpin de l'ancienne voix romaine reliant Valence (Valentia) à Gap (Vapincum), via Die (Dia Augusta). Cette route bimillénaire longe toujours le cours de la Drôme (D 93). Un premier château est attesté vers 1120, bâti par un certain Arnaud, richement possessionné dans la région. En 1145, les évêques de Die reçurent la suzeraineté de la place. Il s'agissait pour les pontifes d'un enjeu stratégique majeur, puisqu'il acquéraient ainsi la maîtrise de l'unique axe de communication de leur cité épiscopale en direction de la vallée du Rhône. Mais les dauphins de Viennois d'abord (1201), les comtes de Valence ensuite (1267), se montrèrent également très vite intéressés. Ces derniers se querellèrent alors sans cesse avec les autorités ecclésiastiques dioises pour la propriété complète de ce véritable verrou des Alpes. Chacun des partis apporta sa " pierre " à la construction et marqua de son emprunte l'édifice actuel (XIIe-XVe siècle). Crest passa finalement avec le Dauphiné dans l'orbite française à compter de 1349, mais ne rentra réellement dans le patrimoine de la couronne que vers 1420.

Crest fut alors concédé à diverses familles, dont les Grimaldi de Monaco. Prison royale du XVIIe au XIXe siècle, elle gagnera son surnom de " Bastille du Sud " et de multiples graffitis sur les parois de ses murs. Les derniers pensionnaires involontaires du lieu furent les opposants au coup d'état de Napoléon III, en 1851.

L'élément maçonné le plus ancien est la haute tour carrée dotée d'un éperon du côté de l'attaque, un peu conçue dans l'esprit du bergfried alsacien (voir Ortenbourg). Elle était primitivement hourdée. Cette singularité est directement imputable aux évêques de Die, dans la seconde moitié du XIIe siècle. Du XIIIe au XVe siècle ensuite, on édifia un puissant mur-bouclier perpendiculaire à la tour primitive et on éleva progressivement à l'abri de cette imposante masse des logis seigneuriaux sur plusieurs niveaux. On trouve donc à l'intérieur, outre un niveau en sous-sol et un rez-de-chaussée, trois étages et un volume sous combles. Une quinzaine de pièces hébergeaient le sire des lieux, sa garde et sa suite. On trouve au sommet, des terrasses et un chemin de ronde avec parapet crénelé. Il convient également de remarquer les bases talutées de l'édifice et la présence de fausses-braies. Une intéressante muséographie-scènographie retraçant l'histoire du site et de la région a redonné au monument une seconde vie.
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