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Château d'Allègre, XIe, XVIIIe siècle.


En arrivant par le chemin d’Uzès, la première construction que l’on rencontre est la maison noble orientale (XIIe siècle). Elle est quasiment aveugle sur trois côtés. Seul le coté donnant dans le castrum est généreusement percé : deux portes -une par étage- et une fenêtre. Deux petites ouvertures semi-circulaires et quatre archères complètent les ouvertures. Le mur oriental, le plus exposé à l’attaque, conserve son parapet protecteur construit pendant la guerre de Cent Ans.

En suivant le chemin royal d’Uzès à Saint-Amboise, on trouve, à main gauche, la tour seigneuriale nord-est (seconde moitié du XIIe siècle). Cet édifice est composé d’une tour rectangulaire et d’un corps de bâtiment étroit, de plan irrégulier (espaces de service). La tour, d’aspect extérieur austère, conserve sur sa façade nord une archère à l’architecture interne remarquable, et des latrines intra-muros superposées à son angle nord-ouest. L’extension orientale est percée au nord par deux portes : l’entrée au 1er étage (ses pierres d’encadrement ont disparu comme dans la plupart des édifices du site) et à l’étage supérieur, l’accès à un balcon ou hourd (présence de trous de boulins).

En longeant l’enceinte haute du castrum, (son revers conservant les restes d’une tour-salle et d’écuries), on parvient devant la tour seigneuriale nord-ouest (XIe siècle) dénommée maison Loubier. Celle-ci, restaurée en 1995, est depuis cette date la maison de l’association.

Une volée de marches permet d’accéder à la porte d’entrée principale du château. Elle est encadrée, à gauche par une tour arasée, dont la porte d’accès a été bouchée lors de l’édification de l’enceinte, et à droite par la chapelle castrale (XIe siècle). Voutée en berceau, celle-ci se compose d’une nef et d’une abside en cul-de-four. Son mur nord, intégré à l’enceinte, a été rehaussé. Les trous de boulins s’y trouvant devaient recevoir la charpente des hourds et/ou du chemin de ronde.

Une fois dans la cour castrale, on découvre, de droite à gauche, la chapelle, le mur d’enceinte occidental avec ses trois ouvertures, l’angle sud-ouest du castrum composé de deux tours-salles de plan similaire et l’ensemble palatial.

La tour-salle occidentale (XIe et XIIe siècles) conserve son dispositif d’accès sur sa façade ouest : une porte haute et étroite en plein cintre, encadrée par deux archères, et une porte supérieure donnant sur un hourd/balcon (poterne du castrum ?).

La tour-salle méridionale (XIIe siècle), bâtie en surplomb de la falaise, a perdu la totalité de sa façade sud. On peut encore y remarquer le départ de voûte du rez-de-chaussée, les deux ouvertures côté ouest (porte d’accès et fenêtre) et une porte à l’est de la salle.

L’ensemble palatial est l’élément le plus emblématique du château. Construit en trois phases étalées sur trois siècles, il se composait d’une quinzaine de pièces. Des niches, un placard, un déversoir, des latrines témoignent encore de son caractère résidentiel.

La tour rectangulaire primitive (XIe siècle), au centre de la construction, fut complétée par une tour-salle (XIIe siècle) faisant prendre à l’ensemble la forme d’un T. Une huilerie (salle de stockage, bassins, gouttière) occupait le rez-de-chaussée de la salle. A la fin du XIIIe siècle, cette dernière fut surélevée (quelques ouvertures intactes sont conservées sur cette partie haute). Des pièces de service, le long de la falaise, complétèrent cette dernière phase de construction. La pièce occidentale, tout comme la tour-salle méridionale, a perdu la totalité de sa façade.




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