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Château-Rocher, XIIIe, XIVe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Fin du XIe siècle.
Sous le règne de :
  • Philippe Ier (1060-1108)
Grandes dates :
  • 1213 : Philippe Auguste en guerre contre le comte d'Auvergne.
  • 1350 : Mariage de Catherine de Blot avec Guillaume de Chouvigny.
  • 1748 : Le château change de mains.
  • 1964 : Regain d'intérêt pour la forteresse.
Principal intérêt :
  • Trônant au cœur d'un site grandiose, le Château-Rocher témoigne de la pénétration du modèle castral philippien en terre d'Auvergne. Ses flanquements circulaires, ses bases talutées, son plan géométrique simple évoquent les œuvres du grand Capétien, même si l'on ne retrouve pas réunies toutes les spécificités de l'architecture royale du XIIIe siècle.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1911. Propriété de la commune de Saint-Rémy-de-Blot.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.


Plan base Mérimée.

Il semble que la forteresse soit fondée à la fin du XIe siècle par les sires de Bourbon. Il s'agit sans doute à l'origine d'un simple castrum de terre et de bois. Par sa position éminemment stratégique, il contrôle l'axe de communication entre Montluçon et Clermont, aux confins des possessions des Bourbon et de la zone d'influence des évêques de Clermont.

La place joue un rôle important dans la lutte menée par Philippe Auguste contre les comtes d'Auvergne au commencement du XIIIe siècle. C'est peut-être dès cette époque qu'est lancée la refonte complète du site, même s'il est impossible d'en attribuer directement la paternité aux architectes de Philippe. Il est en revanche probable que le maître d'œuvre à la solde du comte de Bourbon se soit inspiré de modèles royaux contemporains.

Le lignage des Blot s'éteint au milieu du XIVe siècle. En 1350, son unique héritière, Catherine de Blot, l'apporte par mariage à la famille des Chouvigny. De nombreux travaux sont entrepris jusqu'au XVe siècle inclus. Il demeure aux mains des Chouvigny-Blot jusqu'en 1748. Il passe alors à François-Charles de Champs, membre d'une autre branche de la famille. Selon la description de Saleberry, un voyageur du XVIIIe siècle de passage sur le site quelques années avant la publication de son récit de voyage (en 1801), " le château [possède] ses toitures, ses mobiliers et ses vitraux du XIIIème siècle. En revanche, son enceinte est en ruine depuis bien plus longtemps, ce qui nous fait penser que le château avait perdu sa valeur première et qu'il se retrouva ainsi signalé comme ruiné sur la carte de Cassini " (Nathalie Monio). Il sert notamment de carrière de pierres et l'ultime héritière tente vainement d'offrir le château à l'Etat au commencement du XXe siècle. Il est totalement laissé à l'abandon jusqu'en 1964 et sa redécouverte par de jeunes passionnés de la région. Son animation et sa restauration sont aujourd'hui assurés par l'association Château-Rocher.

Description :

Le château occupe un éperon granitique dominant un méandre de la Sioule. Une enceinte basse très arasée le protégeait au sud et à l'est. Elle formait certainement un boulevard d'artillerie. Un pont dormant remplace l'ancien pont-levis. Il enjambe un fossé sec taillé dans la roche et emmène au pied du corps de logis du XVe siècle planté au sud. Seule sa muraille orientale est préservée de manière significative. Elle était percée de plusieurs fenêtres à la place desquelles ne subsistent plus que des trous béants. Il ne demeure plus rien des bâtiments qui se trouvaient derrière. L'entrée au site s'effectuait à l'est, dans un petit ouvrage avancé qui a été détruit, puis restitué à une époque récente. Un couloir emmène vers l'intérieur. Au sud s'élevait le logis XVe. Une haute cour très restreinte se trouve à l'ouest. Elle est pavée en galets de la Sioule voisine et son sol est creusé de telle manière que les eaux de pluie puissent s'évacuer. Il est bon de noter que la forteresse ne possédait pas de puits et que son alimentation reposait très certainement sur des citernes, non localisées à notre connaissance. Derrière cette cour s'étirent les logis, largement ruinés, mais qui conservent quelques belles pièces, telle la cuisine avec sa cheminée monumentale.




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