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Château de Montmorin, XIIe, XIIIe siècle.


Le château, défendu naturellement sur trois de ses côtés, est composé de deux parties : une première enceinte, contre laquelle viennent s'adosser des bâtiments et qui délimite une basse-cour ; une seconde enceinte qui cerne le logis seigneurial. Ces constructions sont toutes réalisées en basalte extrait sur place, et en arkose, acheminée depuis la plaine.

Du côté de l'attaque, l'édifice présente une muraille massive flanquée de quatre tours circulaires ou semi-circulaires. Toutes ces tours sont talutées, pleines à la base et percées d'archères. Selon le schéma philippien, on pénètre dans l'enceinte par une porte percée entre deux tours rondes. On installa plus tard une rangée de mâchicoulis au-dessus de cet unique passage. L'ensemble était parcouru par un chemin de ronde et certainement crénelé.

La petite cour intérieure est cernée de bâtiments réhabilités dans lesquels a été aménagé un musée présentant d'intéressantes collections.

Le seigneur habitait dans une résidence protégée par une seconde enceinte, surmontée d'un second chemin de ronde. Cette enceinte présente du côté de l'attaque trois tours semi-circulaires. Elles ne possédaient qu'une seule ouverture sur la basse-cour, une archère située entre la deuxième et la troisième tour permettant de viser la porte. Les escaliers de pierre assurant les communications verticales s'arrêtent tous au niveau du premier étage. L'accès entre la basse-cour à la partie noble a disparu et nous n'en savons rien. Il s'agissait peut-être d'escaliers amovibles en bois, que l'on retirait en cas de danger. Les bâtiments seigneuriaux étaient disposés en carré autour d'une cour pavée. Les pièces voutées étaient disposées sur deux étages, plus le rez-de-chaussée.

Le donjon primitif est actuellement pratiquement arasé, sans que nous sachions s'il s'agit là du fruit de l'action du temps, d'un accident ou d'un acte délibéré. Il était construit directement sur le rocher en basalte. Il n'en subsiste que le rez-de-chaussée, utilisé comme magasin à vivres. On y entreposait les réserves alimentaires où l'on puisait en cas de siège. Aucun accès n'est percé dans les murs extérieurs. On pénétrait donc dans cette tour par une porte ménagée au premier niveau, comme dans tous les donjons de l'époque romane. Une trappe percée dans la voûte ou dans le plancher et des échelles, permettaient de se rendre au rez-de-chaussée.

Tout le site était alimenté en eau par une citerne, qui recueillait les eaux de pluie amenées depuis les toitures par un réseau de gouttières et de chéneaux.

A l'ouest du site s'élevait la chapelle castrale. Elle fut transformée en église paroissiale (église de la Vialle) à une époque indéterminée et date pour l'essentiel des XIIIe, XVe et XVIe siècles.




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