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Historique :
Un nommé Amblard
de Comptour est seigneur d'Indiciat, Ussel, Ravel, Aubière
et Murol dès la fin du Xe siècle. Les terres
de Murol passent à une branche cadette de la famille
des Comptour-Chambe dans le courant du XIIe siècle.
Une forteresse est alors attestée, mais il semble toutefois,
selon Charles-Laurent Salch, qu'il s'agisse plutôt de
la motte encore visible de nos jours sur les rives du lac
Chambon. Le rocher basaltique n'est occupé qu'au carrefour
des XIIe et XIIIe siècles. De cette époque datent
les plus anciens vestiges maçonnés et l'une
des nefs de la chapelle. Le château est entièrement
reconstruit au début du XVe siècle par Guillaume
de Murol, neveu du cardinal Jean de Murol. Le chantier s'ouvre
sous la direction de l'architecte Pierre Celeyrol. Guillaume
nous a également légué un livre précieux
sur les usages seigneuriaux de son temps, dans lequel il détaille
méticuleusement son style de vie, sa garde-robe...
Le château passe par mariage à la famille d'Estaing
en 1455. Il est à plusieurs reprises modifié,
restauré, avant d'être définitivement
abandonné au cours du XVIIIe siècle.
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Description :
Le château
s'articule autour d'un noyau central juché sur un rocher
basaltique très saillant. Les flancs de l'éminence
naturelle ont été taillés et maçonnés
afin de constituer un parfait glacis. Les courtines semblent
s'en arracher pour former un polygone irrégulier. Elles
ont une épaisseur variant entre 1,50 mètre et
2 mètres au sommet. Le chemin de ronde est constellé
d'échauguettes en cul-de-lampe datant, selon toute
vraisemblance, de la première moitié du XVIe
siècle. Ce chemin de ronde était autrefois crénelé
sur tout son pourtour. Du côté nord trône
une belle tour cylindrique. Henri Lecoq, dans la grande tradition
des voyageurs du XIXe siècle, témoigne de son
étonnement devant les splendeurs découvertes
depuis son faîte : " Une tour ronde domine non
seulement le château, mais aussi tout le pays des environs.
C'est là qu'il faut monter pour avoir une juste idée
des bouleversements que le feu des volcans a pu produire autrefois.
"
Le cur de la
place était occupé par une cour dallée
avec citerne, recueillant l'eau de pluie depuis les toitures
grâce à un système de gouttières
et de canalisations en plomb. Les logis, érigés
au début du XVe siècle, ont subi de nombreuses
campagnes de rénovation aux XVIe et XVIIe siècles.
Ils comprenaient d'assez vastes appartements, une grande salle,
des communs, une cuisine avec fournil. On pénètre
dans la forteresse au moyen d'une porte bien protégée
grâce à une petite rangée de mâchicoulis
et desservie par une rampe d'accès longeant le flanc
est. Une chapelle castrale se dresse encore à l'ombre
de la grosse tour. Elle ne comptait à l'origine qu'une
nef romane (fin XIIe-début XIIIe ?) curieusement doublée
dans le même style au XVe siècle. Il nous faut
également noter la présence d'une tour-maîtresse
ronde dans l'angle nord-est.
Toute la colline
fut cernée par un grand rempart pendant les Guerres
de Religions. Cette seconde enceinte, remarquable en tous
points, est flanquée de cinq tours à canon en
amande. Jean III d'Estaing construisit un logis neuf au XVIIe
siècle dans la basse-cour est. Il en reste principalement
en élévation le pavillon d'entrée.
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