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Château d'Andlau, XIVe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Milieu XIVe siècle.
Sous le règne de :
  • Philippe VI de Valois (1328-1350)
  • Charles IV (1346-1378) en Germanie.
Grandes dates :
  • 1438 : Les habitants d'Obernai s'emparent de la place.
  • 1632 : Les Suédois l'occupent.
  • 1678 : Les Français dévastent Andlau.
Principal intérêt :
  • On ne peut trouver d'autre explication à la présence de deux donjons, que la volonté du bâtisseur d'afficher toute sa puissance. Andlau est un remarquable exemple de château-palais de montagne au XIVe siècle.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1926. Propriété privée.
Bibliographie :
  • Salch Ch.-L., Dictionnaire des châteaux de l'Alsace médiévale, Strasbourg, 1976.

Le château est bâti vers le milieu du XIVe siècle en terre d'empire, sur l'ordre d'un nommé Rodolphe d'Andlau. Il connaît au cours du siècle suivant quelques épisodes guerriers mineurs, comme en 1438 où les habitants d'Obernai s'en emparent. Les Suédois l'occupent temporairement en 1632-1633 durant la guerre de Trente Ans et les Français le dévastent en 1678. Délaissé puis vendu comme Bien National lors de la Révolution, il connaît le sort réservé à bien des monuments légués par le Moyen-Age : on l'utilise comme carrière de pierres.

Le Haut-Andlau appartient à l'imposante ligne de forteresses qui, de Saverne à Thann, s'accrochent aux premiers contreforts vosgiens et dominent la plaine d'Alsace. Il s'agit d'un château-palais, au même titre qu'Ortenbourg. Il surplombe la petite ville de Barr et occupe une crête rocheuse enserrée entre les cours de l'Andlau et de son affluent, le Kirneck. On entre d'abord dans une vaste basse-cour rectangulaire au moyen d'une porte modifiée au XVIe siècle. Elle est protégée par une canonnière et une mince tour circulaire qui la flanque parfaitement. Un pont-levis à une seule flèche permettait de franchir autrefois un petit fossé désormais comblé. On accède ensuite au palais. La courtine orientale est percée à sa base d'une porte unique et de plusieurs archères en rez-de-chaussée. Le bâtiment, de forme presque rectangulaire, mesure plus de 30 mètres de long, pour 8 dans sa plus grande largeur. Il se termine en triangle au sud. L'épaisseur moyenne des murailles est de 2,40 mètres. Il comprenait deux niveaux supérieurs planchéiés sur cave. De larges et nombreuses fenêtres laissaient agréablement pénétrer la lumière du jour. Il subsiste deux magnifiques baies géminées contemporaines de la construction. Le logis pouvait être hourdé, comme le laissent supposer les trous de boulins représentés sur une gravure du XVIIIe siècle. Le haut des courtines est aujourd'hui malheureusement dérasé.

Au nord et au sud, le palais est dominé par deux fins donjons jumeaux circulaires, légèrement écrasés sur leur faces intérieures. Ils supportaient très vraisemblablement également des hourds de bois. Des opes sont cette fois encore visibles aux faîtes. Mais il est somme toute légitime de s'interroger sur la finalité de ces deux tours, à l'efficience défensive très relative. Charles-Laurent Salch, en écho à Henri-Paul Eydoux, affirme sans ambages : " Puisqu'il fallait posséder un donjon en montagne pour prouver l'ancienneté de son lignage, on n'a pas lésiné sur les moyens. Deux donjons se voient mieux qu'un ! " Mission accomplie ! Près de sept siècles après son édification, Andlau n'a pas fini de surprendre… ni de témoigner de la puissance de ses anciens propriétaires.




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