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Château du Haut-Koenigsbourg, XVe, XXe siècle.


Textes et photos ©

Fondation :
  • Première moitié du XIIe siècle par Frédéric II de Hohenstaufen.
Sous le règne de :
  • Louis VI le Gros (1108-1137) puis Louis VII le Jeune (1137-1180) en France.
  • Henri V, empereur germanique (1106-1125) et Conrad III, roi puis empereur germanique (1127 - 1132 - 1152).
Grandes dates :
  • Une coalition de villes assiège et détruit la forteresse en 1462.
  • 1469 : les comtes de Tierstein entament sa reconstruction.
  • 1633 : la forteresse est à nouveau détruite, pas les Suédois cette fois.
  • De 1900 à 1908, l'empereur Guillaume II fait restaurer la forteresse par Bodo Ebhardt.

Principal intérêt :
  • Presque entièrement reconstruit au XVe siècle.
  • Restauré au début du XXe siècle.
Statut :
  • Classé Monument Historique le 11 février 1993. Propriété du Conseil Général du Bas-Rhin.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

Le château fut certainement fondé dans la première moitié du XIIe siècle par Frédéric II de Hohenstaufen (mort en 1147), surnommé " le Borgne ", duc de Souabe et maître de l'Alsace. Grand bâtisseur devant l'Eternel, on affirmait de lui qu'il avait un château accroché à la queue de son cheval. D'abord appelé Staufenberg, la nouvelle forteresse fut très tôt partagée entre l'empereur Conrad III (1138-1152) et Frédéric III de Hohenstaufen, fils et Héritier de Frédéric le Borgne. Il existait peut-être au milieu du XIIe siècle deux forteresses distinctes séparées par un fossé. Chacune d'elles possédait une enceinte propre et d'un donjon carré.

Frédéric III de Hohenstaufen devint empereur à son tour en 1155 et la postérité l'a immortalisé sous le surnom de Frédéric Ier " Barberousse ". La pleine propriété du lieu lui est sans doute revenue dès la mort de Conrad III (1152). En 1192, le site reçut son nom actuel : Koenigsbourg (le Château du roi). Il passa vers le milieu du XIIIe siècle en copartage aux Ratsamhausen et aux Hohenstein, avec deux citadelles se faisant face. Cette division d'un tel nid d'aigle n'est pas un cas exceptionnel : les familles de Lutzelboug et Rathmausen (encore) occupaient ainsi un promontoire commun au-dessus d'Ottrott (Bas-Rhin) ; il en va de même au Haut-Eguisheim (Haut-Rhin), morcelé à la suite de divisions successorales ; un exemple similaire se retrouve beaucoup plus au sud, aux Tours-de-Merle (Corrèze).

Au XVe siècle, les locataires du lieu semblent avoir pratiqué assidûment le pillage systématique des alentours. Une coalition de communes se forma visant à leur éradication. Une forte armée vint assiéger la place en 1462 et la rasa de fond en comble. Reconstruite par les comtes de Tierstein à compter de 1479, elle fut de nouveau ravagée par les Suédois lors de la sanglante " Guerre de Trente Ans ", en 1633.

Abandonné pendant plusieurs siècles, les ruines furent classées une première fois Monument Historique en 1862. L'annexion de l'Alsace par l'Allemagne à la suite de la Guerre de 1870 changea la donne. Au début du XXe siècle, l'empereur d'Allemagne Guillaume II décida de faire entièrement restaurer le château et confia le chantier à l'architecte brémois Bodo Ebhardt (1865-1945). A l'instar de Viollet-le-Duc à Pierrefonds, Ebhardt donna une vision idéalisée de l'architecture castrale médiévale.

C'est seulement en 1993 que le Haut-Koenigsbourg fut à nouveau classé Monument Historique.

Après l'armistice du 11 novembre 1918, les troupes alliées pénétrèrent en Alsace. Bien évidemment, l'occupation du Haut-Kœnigsbourg, château symbole du pouvoir impérial allemand, fut salué par la presse populaire française. Dans le " Pays de France " N° 223 du 23 janvier 1919, on peut lire en grosses lettres le titre suivant:


Signature de Guillaume II en date de mai 1918.


Un conscrit français lui répondait le 1er décembre 1918.

La légende récapitulative est sans ambages : " Nos soldats occupent ce fameux château féodal du Haut-Kœnigsbourg, en Alsace, restauré sur l'ordre du kaiser dont il était l'une des résidences préférées. En mai 1918, il y laissa sur le livre d'or cet autographe au verso duquel se lisent aujourd'hui les signatures bien françaises dont nous donnons la reproduction. On a photographié ici le déménagement du concierge, le dernier boche qui l'occupait. Quand à ce superbe canon, c'est un simple moulage en zinc. "




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