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Les châteaux du Haut-Eguisheim, XIIe siècle.


Le sentier qui monte sur le flanc sud-ouest du Schlossberg débouche dans le fossé séparant le Weckmund (à droite) du Wahlenburg (à gauche). Ce fossé a été creusé lors d'un " partage " du château, soit au XIIIe siècle (vers 1225), soit au siècle suivant (vers 1340).

Le Weckmund :

Le donjon du Weckmund prend appui sur la courtine orientale de l'enceinte primitive, édifiée au début du XIIe siècle et modifiée, sans grand soin, au XIVe siècle. Il mesure 8,50 m de côté pour 21 m de hauteur (18 m selon une autre source) et est constitué de gros blocs de grès à forts bossages. Plusieurs fentes de jour, transformées plus tard en archères (au nord-ouest et au nord-est), éclairent faiblement les quatre niveaux de la tour. Au 1er niveau, une voûte datant du XIVe siècle compartimente le donjon. La porte sous arc plein cintre, remaniée au XIVe siècle, se situe au second niveau sur la face sud-est. Elle est encadrée par cinq corbeaux, trois en bas marquant la présence d'un balcon, et deux au-dessus fixant le " haut-vent " de ce dernier.

Au sud du donjon subsiste un pan de mur restauré correspondant au logis. Il est percé de fenêtres, d'une latrine et conserve les traces d'une cheminée et de trous de boulins indiquant les niveaux. Au nord-ouest du site se trouvent les restes d'une citerne.

Le Walhenburg :

Le noyau principal du Wahlenburg (donjon et logis) domine la basse-cour située en contrebas sur deux niveaux. Elle renferme les communs (écuries, forge) et des constructions annexes. Dans celles-ci, la première pièce carrée, près de l'entrée actuelle du château, pourrait être la chapelle castrale dédiée à St Pancrate. Des fragments de sculptures romanes retrouvés lors des fouilles étayent cette hypothèse.

Le logis (qui n'est pas antérieur au début du XIVe siècle) est construit sur un plan rectangulaire aux angles arrondis, qui reprend l'emplacement du logis primitif du XIIe siècle. Ses faces est et sud sont percées par six fenêtres rectangulaires, dont deux étaient à meneaux. Ce logis n'est pas construit directement contre le donjon, un espace permettant l'isolement de ce dernier en cas de danger. Le donjon carré mesure 8,60 m de côté pour une hauteur de 21,70 m (8,50 m et 23 m selon une autre source). Ses parements extérieurs sont réalisés en gros blocs à bossages. L'accès au donjon se fait au second niveau sur sa face sud. La porte, plein cintre, donne dans la salle des gardes qui dispose d'une latrine (au nord) et d'un poêle à faïence (dans l'angle nord-est). Il subsiste de l'enceinte protégeant le Wahlenburg la courtine sud, construite lors du creusement du fossé et, à l'ouest, un morceau de l'enceinte romane primitive. A l'angle de ces deux courtines, une tour ronde, édifiée au XIVe siècle avec des matériaux de remploi, complète le dispositif défensif.

Le Dagsburg :

Il ne reste du donjon du Dagsburg que les côtés sud et est, mais sa hauteur (28 m, une autre source donnant 22 m) et l'épaisseur de ses murs impressionnent encore aujourd'hui. Ses angles et son soubassement sont constitués de gros blocs à bossages, le reste de l'appareil étant en pierres à parement plat. Sa face sud conserve une porte en grès rose avec tympan semi circulaire. Elle donnait sur une bretèche portée par des corbeaux et couverte par une toiture dont subsiste la corniche. Son sommet posséde toujours trois merlons qui témoignent qu'un mur crénelé ceinturait la plate-forme sommitale (râreté en Alsace).

Le logis prend place entre le donjon et l'enceinte nord. Les vestiges (porte d'entrée romane, baies, reste d'une cheminée monumentale - le tout recouvert par une végétation luxuriante) témoignent d'une construction fastueuse surtout au niveau des salles d'apparat. Sur le mur nord, la porte qui donne directement dans le fossé est un percement du XIXe siècle.
A l'ouest du donjon, en contrebas, la basse-cour conserve les traces des écuries et dépendances.




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