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Tour Montjoie, Conflans-Sainte-Honorine XIe siècle.


Textes et photos ©

La tour Montjoie est située à la pointe d'un éperon en bordure de Seine. Cet éperon, qui domine de 18 m le fleuve au sud, est protégé au nord par un vallon naturel jadis occupé par un ru. Vers l'est, le creusement d'un fossé barrant l'éperon complète le dispositif défensif du site.

Cette tour est de forme rectangulaire (16,70 m x 11,60 m) et son sommet régulier indique qu'elle subsiste sur toute sa hauteur originelle (15 m environ sur la face ouest). Ses murs sont lisses et sans contreforts. L'appareillage régulier est en bloc de calcaire, sauf pour la moitié basse de la face ouest, qui est en pierre meulière de couleur rougeâtre. Ce changement de matériau semble indiquer une réfection de cette partie. En effet, cette face, située en rupture de pente, est relativement fragile. Lors de sa construction, plusieurs aménagements ont été réalisés afin de renforcer l'assise du donjon dans cette zone : l'angle sud-ouest a été renforcé par un lit de longues pierres plates et l'angle nord-ouest a été évasé d'une vingtaine de centimètres. Au XIXe siècle (vers 1862), huit étais ont été posés sur ce même angle, afin d'en assurer la stabilité.

La tour Montjoie possède trois niveaux intérieurs : un rez-de-chaussée à usage de stockage, un premier étage qui abritait le logis seigneurial (aula), et un niveau supérieur à usage d'habitation (camera). Un décrochement sur la façade ouest permet de visualiser la séparation des deux derniers niveaux.

Cette façade est percée au niveau inférieur par deux fentes de jour surmontées d'un trou circulaire. Ces ouvertures, ébrasées vers l'intérieur, permettaient l'aération des stocks. Le niveau central possède deux belles fenêtres géminées. Chacune d'elle est surmontée par deux petits arcs en plein cintre. A l'intérieur, une cheminée prenait place entre ces deux fenêtres. Le niveau supérieur est doté de deux baies à niche.

La face sud est percée par trois fentes de jour. Comme celle du milieu s'est effondrée, ce trou fait office, aujourd'hui, d'entrée. Au-dessus, une fenêtre géminée, une baie à niche et l'entrée d'origine du donjon composent les ouvertures du niveau central. Cet accès, surmonté d'un linteau droit et d'une voûte plein cintre, est placé à 4 m de hauteur, près de l'angle sud-est. L'étage supérieur s'ouvre sur deux baies à niche. Là aussi, une cheminée prend place entre ces deux baies.

Toutes les ouvertures de la face est (qui regarde le plateau) sont aujourd'hui murées. Le rez-de-chaussée possédait une fente de jour à ébrasement et le niveau supérieur deux baies à niche.

La face nord est la plus difficile à "lire". Le niveau inférieur aurait possédé une fenêtre à ébrasement, car une voûte en plein cintre subsiste. L'étage noble est percé, en son centre, par une petite baie à niche murée, encadrée de chaque côté par deux ouvertures de dimensions modestes (de 0,72 m à 0,92 m), elles aussi murées. Une troisième cheminée prenait place, à l'intérieur, à côté de la baie. Le niveau supérieur est doté de deux baies à niche, dont une est murée, encadrées par deux ouvertures dont l'orientale s'ouvre au fond d'une très grande baie. Elle aurait pu être utilisée comme balcon ou loggia.




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