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Château du Coudray-Salbart, XIIIe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Premier quart du XIIIe siècle.
Sous le règne de :
  • Philippe II Auguste (1180-1223)
Grandes dates :
  • 1228 : Louis IX annexe le Poitou et les sires de Parthenay entrent dans l'orbite capétienne.
  • 1460 : Rédaction d'un document administratif désigné sous le nom de Prisée, décrivant scrupuleusement l'état du château au XVe siècle.
Principal intérêt :
  • Le Coudray-Salbart incarne la quintessence de l'architecture Plantagenêt sur le sol français. Ses tours en amande s'apparentent à celles que l'on trouve à Loches et les gaines logées dans les courtines rappellent celle de Domfront. Son enceinte haute, relativement épargnée par les remaniements postérieurs, en fait un rare témoin de la construction castrale au XIIIe siècle.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1954. Propriété du CAN (Communauté d'Agglomération de Niort).
Bibliographie :
  • Marie-Pierre Baudry, Le château de Coudray-Salbart , Editions du Comité des Travaux historiques et scientifiques 1991.

L'histoire du Coudray-Salbart est relativement cométaire au regard du dense passé de certaines forteresses. Fondé par les seigneurs de Parthenay sur le cours de la Sèvre Niortaise dans le premier quart du XIIIe siècle, le château fut très probablement largement bâti grâce aux subsides baillés par les souverains anglais à leurs alliés poitevins. La similitude avec d'autres édifices directement imputables aux Plantagenêts (Loches, Domfront, Château-Gaillard, Chinon, Gisors) laisse également entrevoir une assistance technique. Le Coudray-Salbart perdit son intérêt stratégique peu après le rattachement définitif du Poitou à la couronne de France (1228). Il devint dès lors une place mineure. A cela nous devons certainement l'état remarquable de conservation de son enceinte haute. Cette dernière résulte de deux campagnes de construction successives : un premier château de dimensions réduites fut rapidement agrandi. Ses tours et courtines furent surélevées.

L'enceinte haute était autrefois précédée d'une basse-cour aujourd'hui pratiquement disparue, comprenant notamment une chapelle et des communs. Le château dans son état actuel dessine un quadrilatère légèrement trapézoïdal de 55 mètres sur 35, cerné de fossés secs. Il est flanqué de six tours : quatre aux angles et une au milieu des faces est et ouest.

 

Elles sont toutes cylindriques, à l'exception de la Grosse Tour et de la Tour Double, plantées aux angles du côté de l'attaque, et qui ont un plan en amande. L'usage du bec ou éperon est fréquent dans la sphère d'influence des Plantagenêts à la charnière des XIIe et XIIIe siècles. On le retrouve notamment à Loches, au donjon du Château-Gaillard ou encore à celui d'Issoudun (Indre). La Grosse Tour fait office de donjon et abritait certainement une partie du logis seigneurial. La Tour Double fut érigée en deux temps bien distincts : une tour en amande fut d'abord élevée peu après 1200 et enserrée ensuite dans un massif corset de pierre également en forme d'amande. Les tours dominent fortement les courtines et scandent le chemin de ronde. Ces courtines sont dotées d'un ingénieux circuit intérieur de gaines desservant de nombreux postes de tir. Le même dispositif fut adopté avant 1204 au château de Domfront. On remarque quantité de belles archères à croisillon (cruciformes) et étrier.

On pénétrait dans la place au moyen d'un pont-levis à treuil logé dans la Tour du Portal, trônant au milieu de la courtine ouest. Au centre se dressait le logis seigneurial. Une poterne percée à l'est permettait d'accéder aux fossés.

Il est à noter qu'un texte administratif daté de 1460 nommé Prisée, décrit avec force détail l'état de la forteresse au XVe siècles.




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