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Château de Montbrun, XIIe, XVe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Fondation :
  • 1179 (première construction connue).
Sous le règne de :
  • Louis VII le jeune (1137-1180).
Grandes dates :
  • 1179 : Edification d'un château par Aymeric Brun.
  • 2e tiers du XIVe siècle : occupation du château par les Anglais.
  • Fin 1352 - Début 1353 : Reprise du château par les Français.
  • Début XVe siècle : Destruction du château par les Anglais.
  • 1438 : Reconstruction par Pierre de Montbrun.
  • 1569 : Incendie du château par les protestants.
  • 1789 : Révolution. Pillage et saccage du château.
  • 1871 : Première restauration.
  • 1917 : Incendie du château.
  • 1964 et 1966 : Seconde restauration.
Principal intérêt :
  • Montbrun est un bon exemple de château de plaine du XVe siècle : plan rectangulaire flanqué aux angles de tours cylindriques et protégé par un plan d'eau . Son donjon roman élancé, enserré dans l'une des tours du XVe siècle, lui confère un aspect insolite.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1946 et 1990. Propriété privée.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

Historique :

A son retour de croisade, en 1179, Aimery Bruni (" Brun ") construit un château au lieu-dit Trados. Les Brun, devenus Montbrun en 1366, en resteront les propriétaires jusqu'en 1516. Différentes branches de ce lignage s'y succèderont à partir d'Aimeric en 1217, de Gui en 1327, de Pierre en 1366, d'un second Pierre en 1427 et d'Isabelle en 1516.

Au début de la guerre de Cent Ans, la forteresse est occupée par les Anglais. Arnould d'Audrehem, lieutenant du roi de France, s'empare de la place à la fin de l'année 1352 ou au début de l'année 1353. Elle est cependant reprise derechef et incendiée par les Anglais au début du XVe siècle. Pierre de Montbrun, évêque de Limoges, bâtit en 1438 le château que nous connaissons aujourd'hui. Cette date est cependant contestée et certains historiens avancent d'autres périodes : à partir de 1426, après 1427 et entre 1433 et 1438.

En 1516, Isabelle de Montbrun, ultime héritière de la famille, épouse Ponthus d'Estuer et lui apporte en dot le château et la baronnie.

Durant les guerres de Religions (1562-1598), Montbrun est attaqué par les protestants qui l'incendient (1562). En décembre 1598, François de Lambertie acquiert de Louis Stuer de Caussade la baronnie, les terres et la seigneurie de Montbrun avec ses droits.
A la Révolution Française, le château est pillé et dévasté. En 1871, il fait l'objet d'une ambitieuse réhabilitation mais connaît de nouveau les affres du feu en 1917. En 1964, le donjon roman est restauré. Le reste de la forteresse le sera en 1966.

Description :

Le château de Montbrun, situé à quelques kilomètres de la commune de Dournazac, se découvre au détour d'un virage, dans un magnifique écrin de verdure. Posé au bord d'un étang, cette construction remarquable ne manque pas de grandeur et impose d'emblée le respect.

Une enceinte quadrangulaire de 40 m de côté est cantonnée de quatre grosses tours cylindriques de diamètres différents, enserrant une tour maîtresse carrée. Les murailles sont équipées pour la défense par armes à feu : archères-canonnières et canonnières à la française en témoignent.

Une courtine flanquée de tours carrées aux angles protégeait autrefois le château. Seule la tour sud-ouest a été conservée et sa base enfermée dans l'une des tours circulaires. Appelée " le Grand Jacques ", elle passe donc pour être l'ancien donjon.
Toutefois, compte tenu de sa minceur, il se pourrait qu'elle ne soit que l'une
des tours aristocratiques du site, l'ancien donjon trônant sur le haut de la
motte castrale. Elle est haute d'environ 40 m, mesure 6,20 m de côté. Ses angles sont renforcés par des contreforts plats se terminant par une double arcature aveugle comme au Château-Chervix voisin. Elle possède huit étages. L'un d'eux est éclairé au sud par une jolie baie géminée. Seuls les niveaux supérieurs sont voûtés en pierre. Près du sommet, de grandes consoles suggèrent la présence passée de mâchicoulis. Le crénelage autour de la terrasse sommitale a été refait dans l'esprit des restaurations du XIXe siècle.

A proximité immédiate de la forteresse se trouve une motte tronconique sur laquelle s'élevait, entre le Xe siècle et le XIIe siècle, le premier donjon. La forteresse actuelle se dresse dans ce qui fut sa basse-cour. Il demeure au nord et à l'est des morceaux de l'ancienne enceinte.




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