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La tour (XIIIe) et la collégiale (XIIe) de Saint-Yrieix-la-Perche.


Fondation :
  • Vers 530.
Sous le règne de :
  • Childebert Ier (511 - 558).
Grandes dates :
  • 1088 : mention d'une aula dans le castrum de Saint-Yrieix.
  • vers 1188 : début de la construction de la collégiale.
  • 1265 : première mention de la tour vicomtale.
  • 1265-1479 : conflits opposant le doyen du chapitre au vicomte de Limoges au sujet de la tour.
  • 1502 : la tour est à l'abandon.
  • 1750 : premières restaurations de la collégiale.
  • 1995 : restauration de la tour du Plô.
Principal intérêt :
  • La tour du Plô (comme Château-Chervix ou Ségur) appartient à la famille des donjons quadrangulaires édifiés sur l'ordre des vicomtes de Limoges.
  • La collégiale du Moustier est le premier édifice gothique construit en Limousin selon le nouvel art de bâtir du XIIe siècle.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1840 (collégiale) et 1998 (tour). Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • - Jean Pierre Thuillat : La tour du Plô - Histoire et Patrimoine en Pays Arédien - 1998

Arédius (v.510-591), fils d’une riche famille gallo-romaine limousine, fonde vers 530 sur le domaine familial d’Attanum (aujourd’hui Saint-Yrieix-la-Perche) un monastère. Celui-ci sera transformé, vers 900, en collège de chanoines.

Le doyen du chapitre, Bernard de Comborn, souhaitant offrir un cadre plus prestigieux aux reliques de saint Yrieix, commence vers 1180, à l’emplacement de l’église romane, la construction de la collégiale. Celle-ci sera achevée, à la fin du XIIIe siècle, par l’édification de la chapelle sud.

Dans la première moitié de ce même siècle, le vicomte de Limoges, afin d’affirmer ses droits de haute justice sur Saint-Yrieix, fait édifier dans « l’enclos », qu’il possède depuis le XIe siècle (mention d’une aula en 1088), la « grande tour ».

Celle-ci va devenir, pendant trois siècles, l’objet de discordes entre les chanoines et les vicomtes. En 1265, la bannière vicomtale flottant en haut de la tour est remplacée par celle du roi de France. En 1307, le doyen du chapitre passe avec le roi un traité par lequel ils se partagent les droits de justice sur la ville. L’année suivante, les chanoines, pour hommage non rendu, tentent de confisquer les domaines locaux du vicomte. En août 1316, la tour est reprise de force par le vicomte en personne. L’année suivante, les troupes vicomtales pénètrent dans Saint-Yrieix et y sèment un grand désordre. Ce n’est qu‘au XVe siècle que le vicomte -Alain d’Albret- renonce à ses droits de haute justice sur Saint-Yrieix et de propriété sur la tour.

En 1502 un « mémoire » nous informe que la tour est « si très ancienne que personne ne auserait habiter en icelle… ». Oubliée de tous, elle est achetée par la commune en 1995 et restaurée dans la foulée.

La collégiale fera l’objet de plus d’attention. Sa nef sera restaurée en 1750 et sa toiture en 1959. La période romantique (1868) apportera son lot de « travaux hasardeux»: de faux créneaux sont rajoutés sur les contreforts, la salle capitulaire et le cloître roman sont rasés !!!




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