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Abbaye Saint-André de Lavaudieu, XIe, XVe siècles.


Textes et photos ©


Plan de l'abbaye de Lavaudieu, d'après le chanoine Bernard Craplet.

L'abbatiale :

L'église se signale de l'extérieur essentiellement par son clocher octogonal roman en pierre rouge. Il a perdu sa flèche de pierre à la Révolution. L'édifice dans son ensemble possède des dimensions restreintes et n'excède pas 26,70 m de longueur dans l'œuvre. Il est doté d'une petite nef romane à trois travées, agrandie vers le Nord d'un collatéral à une époque plus tardive. Les deux bras du transept sont peu saillants. Ils s'achevaient primitivement tous les deux par des absidioles, mais l'ouverture du bras sud fut considérablement modifiée aux XVIIe-XVIIIe siècles. Le chœur s'achève en abside.

Nous remarquons à l'intérieur une superbe série de fresques peintes en 1315, selon une inscription relevée sur l'une d'elles. Le roi Louis X le Hutin, fils aîné de Philippe IV le Bel, régnait alors sur la France. On remarque notamment, parmi les représentations, la Dormition de la Vierge, la crucifixion de saint André, quelques scènes de la Passion du Christ… Y figure également une étonnante allégorie de la peste noire, personnifiée par une femme voilée, lançant ses flèches au hasard en direction d'une foule de paysans, de têtes mitrées, tonsurées ou couronnées… Cette peinture exceptionnelle figure l'égalité de tous devant les ravages de la Mort noire. On note aussi la présence de plusieurs chapiteaux sculptés, dont une représentation d'Adam et d'Eve.

Les bâtiments conventuels :

Ils s'articulent autour d'un magnifique cloitre roman de facture très ancienne, avec alternance de colonnettes simples et doubles à motifs divers (losanges, tores…). Certains chapiteaux sculptés sont d'origine, pendant que d'autres ont été recréées lors de l'une des restaurations modernes. Il n'est pas évident de prime abord de faire la distinction entre les éléments premiers et les rajouts, tant le travail du restaurateur s'est effectué dans l'esprit. Les quatre galeries possèdent un étage supérieur en bois.

Au sud s'élève un réfectoire de belles dimensions (env. 15,50 m sur 5,50 m). On remarque la présence d'armoires creusées dans l'épaisseur du mur ouest. Sur le mur oriental est peinte une splendide fresque représentant le Christ en majesté, entouré des symboles des Evangélistes. Au-dessous est figurée la Vierge assise sur un trône, cernée de deux anges et des apôtres.




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