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Historique :
Cest sur des
terres situées dans la forêt de Luiz (objet dune
donation dHugues de Vitry, abbé de Pontigny)
que Guillaume de Champeaux -évêque de Châlons
et ami de Bernard de Clairvaux- installe une poignée
de moines, en octobre 1118, pour y fonder une abbaye. Celles-ci,
asséchées et essartées, accueillent dans
la seconde moitié du XIIe siècle léglise
que nous connaissons aujourdhui.
Labbaye va
traverser sans dommage, pendant plus de cinq siècles,
les tumultes de lHistoire (guerre de Cent Ans, guerres
de Religion, guerre de Trente Ans). Le XVIIIe siècle
va, par contre, fortement modifier sa physionomie. Le cloître,
le dortoir ainsi que les bâtiments de la basse-cour
sont reconstruits à partir de 1716 (conséquence
dun incendie en 1703 et de « saccages »
en 1711). La mention 1741, inscrite sur le portail dentrée,
pourrait traduire lannée de la fin des travaux.
En 1785, le dernier abbé -le cardinal de Bernis- «
restructure » léglise (suppression du transept
et du chur) et la fait décorer au goût
de lépoque par larchitecte Joyeux. Neuf
ans plus tard, labbaye est vendue comme bien national
et sert de carrière de pierres.
Une campagne de fouilles
dans les années 1960 permet de mettre à jour
le transept de léglise du XIIe siècle
et le chur (abside semi-circulaire) du XVIIIe siècle.
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Description :
Le parc actuel de
labbaye conserve, au sud-ouest, une partie de lédifice
du XVIIIe siècle et à louest les «
restes » de léglise du XIIe siècle.
On pénètre
dans le parc par le portail dentrée monumental
donnant sur la cour dhonneur. Son bâtisseur, le
cardinal de Tencin, fit apposer sur la galerie fermant cette
cour les armes de labbaye. Deux hauts pavillons, venant
prendre appui sur la galerie, se prolongeaient au nord-est
pour former une seconde cour.
Léglise na conservé que son portail
occidental et quune partie de sa nef (quatre travées
dont trois voûtées sur les huit initiales) avec
ses deux étroits collatéraux.
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