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Eglise de Saint-Nectaire, XIIe siècle.


Textes et photos ©

Fondation :
  • Inconnue. Peut-être seconde moitié du XIIe siècle.
Sous le règne de :
  • Peut-être Louis VII (1138-1180).
Grandes dates :
  • Néolithique : Activité humaine. Construction d'un dolmen.
  • Epoque romaine : Etablissement thermal.
  • 1178 : Saint-Nectaire mentionnée dans une liste de biens appartenant à l'abbaye de la Chaise-Dieu.
  • XIXe siècle : Diverses restaurations.
Principal intérêt :
  • Posée dans un site grandiose, l'église de Saint-Nectaire figure au nombre des églises majeures de Limagne. Son architecture élégante sert d'écrin à une série de chapiteaux romans remarquables.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1840.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

Historique :

L'histoire de Saint-Nectaire se perd dans la nuit des temps. L'existence d'un dolmen sur le territoire de la commune atteste d'une présence humaine dès le néolithique. Les Romains, toujours à la recherche d'eaux minérales, y aménagèrent un établissement thermal. La région fut évangélisée aux IIIe et IVe siècles, dans le sillage de saint Austremoine, premier évêque de Clermont. L'un de ses compagnons, Nectaire, s'installa sur le mont Cornadore pour y prêcher, sans doute à l'emplacement d'un ancien sanctuaire païen. Sa sépulture devint un lieu de vénération, sur lequel on édifia peut-être une première chapelle. On ne sait rien de plus.

La terre de Saint-Nectaire est mentionnée en 1178 dans une bulle du pape Alexandre III, énumérant les dépendances de l'abbaye de la Chaise-Dieu (prévoir lien). Elle n'apparaissait pas dans une bulle similaire du pape Eugène III, datant de 1146. C'est peut-être entre ces deux balises chronologiques qu'il nous faut rechercher la fondation de l'actuelle église romane, sans que l'on sache s'il s'agit de l'œuvre du comte d'Auvergne Guillaume VII, ou des moines casadéens. Saint-Nectaire devint ensuite un prieuré de la Chaise-Dieu.

 

Mérimée à Saint-Nectaire :

Récemment nommé Inspecteur Général des Monuments Historiques, Prosper Mérimée sillonna la France dans les années 1835 à la recherche de monuments à sauver en priorité. Voici ce qu'il écrivait à propos de Saint-Nectaire :

" J'appellerai votre attention, Monsieur le Ministre, sur la situation actuelle de l'église de Saint-Nectaire. Jusqu'à présent elle a conservé sa physionomie originale, si je puis m'exprimer ainsi, mais de terribles dégradations ont rendu des réparations indispensables, et si elles ne sont pas exécutées avec soin, c'en est fait du monument. Les murs du côté Nord et une partie des voûtes sont pénétrés de pluie et crevassés. La toiture est aussi en mauvais état. Pour réparer le mal, on ne peut presque rien attendre des ressources de la commune, et il serait à désirer que le département fit quelques sacrifices pour y pourvoir. Si vous vouliez bien accorder une allocation à cet effet, je ne doute pas que le conseil général du Puy-de-Dôme ne consentit à prendre à sa charge une partie des dépenses. " (Notes d'un voyage en Auvergne et dans le Limousin, Paris, 1838, P. 343.)

Saint-Nectaire fut classé dès 1840 sur la liste des mille monuments pour lesquels des secours d'urgence furent demandés. Les restaurateurs du XIXe siècle, Viollet le Duc en tête, traînent souvent une réputation détestable, du fait de leurs excès architecturaux. Bruyerre, qui oeuvra à Saint-Nectaire à compter de 1875, n'échappe pas à la règle. Mais le rapport alarmiste de Mérimée suffit à prouver à quel point l'état de dégradation de l'édifice était avancé. N'oublions jamais que, malgré tous leurs défauts, ces hommes furent des pionniers !




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