Monuments :
Antiquité
Sites gallo-romains
Visites 3D

Moyen âge
XVI-XVIIIe siècle
Recherche d'un site :


Un monument au hasard :
Peyrepertuse

Modélisme et
impression 3d :
Richesheures
et moi :
Lettre d'information
Abonnement
Diaporamas
Acteurs du patrimoine
Livres anciens

Riches Heures sur les réseaux sociaux :
Partager cette page :

Le fil des nouveautés :





Arènes de Nîmes - Amphithéâtre de Nîmes, Ier siècle apr. J.-C.


Textes et photos ©


L'amphithéâtre par Clérisseau, dans « Les monuments de Nîmes » (1778).

L'amphithéâtre dessine une ellipse de 133 m sur 101 m. À l'extérieur, il présente une façade sur deux niveaux, rythmée par une succession ininterrompue de 60 arcades. Colonnes et chapiteaux appartiennent à l'ordre dorique. Dans la partie supérieure, on remarque à intervalles réguliers nombre de consoles percées de trous circulaires. On y plaçait les mâts de bois nécessaires à l'installation du velum, la toile tendue au-dessus de la cavea (partie de l'édifice contenant les sièges) pour abriter les spectateurs du soleil.

La cavea est parcourue par 34 rangs de gradins. Quatre maeniana (sing. maenianum), divisions de la cavea formées par plusieurs gradins, sont délimitées par des paliers de circulation appelés en français précinctions (du lat. praecintio) et par des baltea (sing. balteus), des murs assez élevés empêchant les occupants des niveaux supérieurs de descendre vers les niveaux inférieurs. Comme à Roland Garros de nos jours, chacun prenait en effet place dans l'amphithéâtre en fonction de son statut social et de son degré de richesse. Les classes privilégiées s'asseyaient au plus près de l'arena (l'arène), et les plus humbles s'installaient tout en haut des gradins. Les baltea sont percés par des vomitoires, les portes donnant accès à chaque maenianum. L'arène proprement dite est en sable (le terme latin arena signifie d'ailleurs « sable ») et est recouverte d'un bitume l'été, pour recevoir les multiples concerts.

Dans les entrailles de l'amphithéâtre, les innombrables escaliers, couloirs et galeries, permettaient au public de circuler et de gagner son siège, comme dans nos stades modernes. Selon un principe énoncé par l'architecte antique Vitruve, les membres des basses couches de la société ne croisaient pas ceux des classes favorisées. Des pièces (les carceres) étaient dévolues aux gladiateurs en attente de leur heure de gloire... ou de leur dernière heure. Des espaces souterrains étaient ménagés sous l'arène, sans doute pour recevoir la machinerie nécessaire à la bonne exécution des spectacles.




précédente - suivante