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Remparts gallo-romains et vieille ville du Mans.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Sans doute peu après la conquête de César pour la cité romaine.
Sous le règne de :
  • Auguste ? (31 av. J.-C. - 14 apr. J.-C.)
Grandes dates :
  • Epoque gauloise : Existence d'un oppidum.
  • Après conquête romaine : Fondation de la ville.
  • Fin IIIe, début IVe : Construction d'un rempart.
  • Seconde moitié IVe siècle : Installation d'un évêque.
Principal intérêt :
  • Les ensemble homogènes de remparts antiques conservés en France ne sont pas innombrables et celui du Mans fait déjà figure de miraculé. Son originalité tient aux motifs géométriques saisissant qui décorent ses tours.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1862. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Jacques Biarne, La plus belle enceinte gallo-romaine du Bas-empire en Gaule.- Archéologia N° 145, août 1980.- pp. 6-19.

Il existait peut-être un oppidum celtique sur l'emplacement actuel du centre de la ville du Mans, comme le suggère son nom antique de Subdinum, le suffixe gaulois " dunum " désignant un lieu fortifié. Nous ne savons que très peu de chose de la ville antique, si ce n'est qu'elle possédait un forum, un cirque (théâtre ou amphithéâtre), un ou plusieurs établissements thermaux (vestiges d'aqueducs repérés)… Elle était la cité des Aulerques Cénomans (Aulerqui Cenomani, d'où le nom de la ville). On retrouve des rameaux de ce peuple autour de Jublains (Aulerques Diablinthes) et près d'Evreux (Aulerques Eburovices). Les premières incursions germaniques en Gaule, autour de 275 apr. J.-C., instaurèrent un climat d'insécurité, aggravé par les Bagaudes, ces bandes de miséreux affamés sillonnant les campagnes en rançonnant et en pillant. C'est dans ce contexte troublé que les centres urbains s'entourèrent de puissants remparts. Le Mans n'échappa pas au mouvement. Dans la cité proche de Jublains, on choisit, sans doute faute de moyens, de construire une simple forteresse de surface plus limitée. Ces choix respectifs annonçaient la poursuite de l'essor du Mans et le déclin de Jublains. Un évêque vint s'installer au Mans à la fin du IVe siècle ou au commencement du Ve siècle. Grégoire de Tours raconte plusieurs histoires survenues dans cette ville dans son Histoire des Francs.

Description :

Dès 1300 m de remparts initiaux, il subsiste essentiellement la portion dominant la vallée de la Sarthe, sur approximativement 450 m. Des fragments sont semés dans le reste de la ville. La ville fortifiée s'est développée sur un promontoire naturel. Elle comptait au moins deux portes et 36 tours généralement en U (une tous les trente mètres - certaines pouvaient être polygonales). Il n'en demeure plus que 11. Elles atteignaient vraisemblablement une douzaine de mètres de hauteur, contre environ 9 mètres pour les courtines. Le mur s'est élevé sur une assise en gros appareil. Le parement est en petit appareil irrégulier, avec les traditionnelles arases de briquettes rouges, si fréquentes dans la construction romaine. Dans les parties basses, les parements présentent des motifs décoratifs géométriques (ronds, losanges, chevrons…), en jouant sur l'alternance des tons des différentes pierres. Cela n'avait sans doute pas d'autre fonction que d'impressionner les adversaires potentiels, en montrant la richesse et la splendeur de la civilisation romaine. Certaines parties de la muraille sont aujourd'hui totalement insérées dans les constructions urbaines postérieures.




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