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Abbaye aux Dames - Sainte-Trinité de Caen - XIe, XVIIIe siècles.

Généralités - Historique - Diaporama

Textes et photos ©

Fondation :
  • Vers 1060.
Sous le règne de :
  • Philippe Ier (1060-1108)
Grandes dates :
  • 18 juin 1066 : Dédicace de l'abbatiale.
  • 1083 : La duchesse Mathilde de Flandre est inhumée dans l'abbatiale.
  • XVIe : Sac de Caen par les huguenots.
  • XIXe siècle : Hôtel-Dieu.
  • 1908 : Les bâtiments convertis en hospice.
  • 1984 : Début des restaurations.
Principal intérêt :
  • Comme sa sœur réservée aux Hommes, l'abbatiale aux Dames constitue un jalon important de l'architecture romane en Normandie. On y retrouve le même mélange d'élégance sobre, dont émane une impression de puissance. Les bâtiments conventuels sont caractéristiques de l'architecture de la fin du XVIIIe siècle.
Statut :
  • Classée Monument Historique en 1840. Propriété de la commune et de la région.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.


Historique :

L'histoire de l'abbaye aux Dames se confond pour les grandes lignes avec celle de l'abbaye aux Hommes. L'abbatiale est dédicacée le 18 juin 1066, à la veille de l'expédition de Guillaume en Angleterre. La fille du couple ducale, la petite Cécile, est alors consacrée à Dieu à l'âge de 5 ans. Elle sera abbesse de l'établissement quelques décennies plus tard. La duchesse Mathilde de Flandre y est inhumée à sa mort, en 1083.

Les huguenots saccagent la ville et le sanctuaire au XVIe siècle, profanent les reliques et saccagent les tombeaux, mais ils ne dispersent pas les ossements de Mathilde. Comme l'abbaye aux Hommes, la Sainte-Trinité se trouve dans un bien triste état au début du XVIIe siècle. L'abbesse Froulay de Tessé confie sa reconstruction à l'architecte de la congrégation de Saint-Maur, Guillaume de la Tremblaye, qui officie en même temps à l'abbaye aux Hommes. Les travaux s'étalent sur un demi-siècle, faute de moyens. A la Révolution, la communauté est dispersée. Les bâtiments sont transformés en Hôtel-Dieu au XIXe siècle, avant de devenir hospice en 1908. Ils sont la propriété de la région Basse-Normandie depuis 1983 et abritent désormais l'administration territoriale.

Description :

Trois ailes des bâtiments conventuels XVIIIe s'articulent autour d'un cloître similaire à celui de l'abbaye aux Hommes. La quatrième aile (vers l'est) ne fut jamais réalisée, faute de budget. L'un des éléments intérieurs les plus remarquables est un escalier à double-révolution. L'ensemble de l'espace est désormais utilisé par les services du Conseil Régional.

La façade de l'abbatiale de la Sainte-Trinité est encadrée par deux hautes tours jumelles. Leurs flèches furent démontées au XVIIIe siècle et remplacées par des balustrades, ce qui donne à l'ensemble un aspect moins aérien qu'à l'abbaye aux Hommes. La nef possède trois niveaux d'élévation (grandes arcades, arcatures aveugles, claire voie), deux collatéraux et neuf travées. Elle a reçu une voûte sur croisée d'ogives au XIIe siècle. Le transept et le chœur sont demeurées à large dominante romane, même si le bras sud du transept a reçu un agrandissement d'une belle légèreté à l'époque gothique. Dans le chœur est visible la dalle funéraire de marbre noir de la duchesse Mathilde. Elle porte une inscription encore visible : " Cette belle sépulture abrite Mathilde, de souche royale et de grande valeur morale. Son père était duc de Flandre et sa mère, Adèle, fille du roi de France Robert et sœur de Henri qui occupa le trône royal. Unie par le mariage au magnifique roi Guillaume, elle a fondé cette église et la pourvut de grands biens, lui donna terres et biens prestigieux. Elle la fit consacrer. Consolatrice des déshérités, pieuse, elle fut pauvre pour elle-même et riches de ses dons aux pauvres. C'est ainsi qu'elle gagna la vie éternelle. Le premier jour de novembre, après prime. "




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