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Château de Termes XIIe, XIIIe siècles - site cathare.


Textes et photos ©

Fondation :
  • Première mention de la famille de Termes en 1061
Sous le règne de :
  • Philippe Ier (1060-1108)
Grandes dates :
  • 1210 : Grand siège de Termes par Simon de Montfort.
  • 1240 : Retour en grâce d'Olivier de Termes.
  • 1258 : Traité de Corbeil. Termes devient une place frontière avec l'Aragon.
  • 1654 : Destruction du donjon.
  • 1659 : Traité des Pyrénées. Termes perd tout intérêt stratégique.
Principal intérêt :
  • Le site grandiose, dominant les gorges du Terminet, vaut largement de quitter les routes habituelles pour s'enfoncer profondément dans le massif des Corbières. Les vestiges de l'ancienne place forte couronnent un promontoire naturel et les enceintes successives restent bien lisibles. Les principaux aménagements royaux se reconnaissent notamment à la présence de bossage ou d'archères à étriers.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1989. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

La première mention de la famille de Termes remonte au XIe siècle. Elle dominait alors le Termenès, vaste contrée perdue aux confins de la vicomté de Carcassonne et du comté de Cerdagne. Les Termes se querellèrent longuement avec l'abbaye de Lagrasse durant une bonne partie du XIIe siècle, notamment pour une question de droit de propriété sur les mines d'argent proches de Palairac. La place fut le théâtre d'un épisode très fameux lors de la croisade albigeoise. Simon de Montfort l'assiégea et fit venir de Carcassonne en 1210, après des péripéties épiques, des pierriers pour pilonner la place. Guillaume de Tudèle raconte, dans la Chanson de la croisade albigeoise : " Il y avait là moult barons, moult riches draps de soie et moult riches pavillons, moult jupons de soie, moult ciclatons (manteaux de soie), moult hauberts maillés, moult bons gonfanons, moult lances de frênes, enseignes et pennons, moult bons chevaliers et moult bons damoiseaux allemands et bavarois et saxons et frisons, manceaux et angevins et normands et bretons, longobards et lombards, provençaux et gascons. " Cette Tour de Babel bigarrée s'impatienta quatre mois durant sous les murailles de Termes. Le vieux sire Raymond et les siens ne semblaient en rien vouloir céder et possédaient encore quantité de provisions : " Ils ont abondance de vivres, de la viande fraîche et du bacon, du vin et de l'eau à boire et du pain à foison. " Un mal inattendu vint cependant les mettre à genoux : " Alors l'eau leur a manqué. Ils avaient assez de vin pour deux ou trois mois, mais je ne crois pas que l'on puisse vivre sans eau. Puis il tomba une grande pluie, Dieu et foi me viennent en aide ! Il y eut un grand déluge dont mal leur advint : en tonneaux et en citernes ils recueillirent beaucoup d'eau dont ils se servirent pour pétrir et mettre dans leurs mets. De telles diarrhées les saisirent que nul ne savait plus où il en était. Ils prirent conseil entre eux de s'enfuir chacun, plutôt que de mourir de la sorte, sans confession. Ils mirent les dames dans le donjon. Quand vint la nuit obscure, sans que l'on en sût rien, ils sortirent sans bagages. " Ainsi s'acheva la résistance de Termes.

Le vieux Raymond fut fait prisonniers et acheva ses jours dans une geôle de Carcassonne. Son fils, Olivier de Termes, trouva refuge en Aragon. Ce dernier poursuivit la lutte contre les royaux trente ans durant, tentant même vainement d'assiéger Carcassonne en 1240. Vint alors le temps de la soumission. Olivier fit sa paix avec le roi Louis IX et le suivit fidèlement jusqu'en Orient. Il prit une part active à la septième croisade comme en témoigne le sire Jean de Joinville. Il mourut en croisé à Saint-Jean-d'Acre en 1275.

Le château de Termes fut acquis par le roi en 1228. Il revêtit à partir de 1258 une importance stratégique considérable : le traité de Corbeil conclu avec l'Aragon avait en effet transformé la région en zone frontalière. Termes fut alors intégré, avec Quéribus, Puylaurens, Aguilar et Peyrepertuse, (faire liens) au réseau des cinq fils de Carcassonne. Déjà bien malmené au XVIIe siècle par un maître-maçon désireux d'en récupérer les pierres, il perd tout intérêt après le traité des Pyrénées (1659) qui octroie le Roussillon à la France.




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